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Traian Basescu au sujet du communisme et de l’État totalitaire

Le  samedi 24 novembre 2007
 

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Bucarest, 24 nov (Rompres) - Le président Traian Basescu a affirmé qu’à partir du 18 décembre 2006, jour où il a présenté devant le Parlement le rapport de la Commission présidentielle pour l’analyse de la dictature communiste en Roumanie, l’État roumain avait pris ses distances à l’égard de l’État totalitaire.

"Jusqu’alors, en l’absence d’une condamnation officielle du régime communiste, l’État roumain n’a été qu’un continuateur de celui-ci, impression renforcée par l’apparition sur le devant de la scène politique roumaine, après 1989, de certains hommes importants de l’ancien régime", a déclaré ce samedi M. Basescu, à l’occasion du lancement du livre "Raport final al Comisiei prezidentiale pentru analiza dictaturii comuniste in Romania" ("Rapport final de la Commission présidentielle pour l’analyse de la dictature communiste en Roumanie"), paru aux éditions Humanitas, volume présenté au Salon du livre Gaudeamus.

Selon M. Basescu, la signification de la condamnation du communisme est "beaucoup plus profonde" que celle de "règlement de comptes", attribuée par certains.

"Il n’y a aucun règlement de comptes. Le peuple roumain et l’État roumain avaient besoin d’affirmer qu’à partir de ce moment commençait l’État démocratique. Cela devait arriver plus tôt. Je ne soutiens pas que la démocratie en Roumanie a commencé le 18 décembre 2006, cependant le retard concernant la condamnation de l’État totalitaire n’a fait que laisser à tous l’impression de la continuité, légèrement interrompue par quelque irritation, les 21 et 22 décembre (1989 - ndlr) et les jours suivants, peut-être une semaine ou davantage, comprenant ici les événements de Timisoara. L’État n’a pas trouvé nécessaire de prendre ses distances à l’égard du régime totalitaire, jusqu’au 18 décembre 2006", a-t-il affirmé.

Le chef de l’État a remercié les membres de la Commission présidentielle, qui, "sans argent, sans motivation matérielle", ont travaillé pendant des mois à un rapport qui, selon lui, "représente une section transversale de ce qui a été le communisme en Roumanie".

"Je suis convaincu que les historiens prendront en considération chaque élément du système et mettront au jour toutes les noirceurs qui sont encore cachées. Nous pouvons dire, probablement, que c’est le moment où il n’y a plus de politique de cacher cette vérité, car l’accès des historiens aux archives a été ouvert. C’est un volume énorme de documents, qui doivent être étudiés pour comprendre le système à l’intérieur duquel nous avons vécu", a relevé M. Basescu.

Le président a mentionné qu’il avait décidé de créer la Commission en vertu du fait que "les gens me demandaient souvent, lors des entretiens, quand saurions-nous tout ce qui a été le communisme". La jeune génération, a-t-il ajouté, doit savoir de quoi un régime non démocratique est capable. Le président a déclaré qu’il remerciait tous ceux qui comprennent très bien la nécessité de son geste, ceux qui ne le comprennent pas, mais le comprendront, ainsi que ceux qui ne le comprennent pas et ne l’accepteront jamais.


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