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Revue de presse du mardi 19 décembre 2006

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Bucarest, 19 déc/Rompres/ - Les quotidiens bucarestois se penchent sur la présentation au Parlement des conclusions du rapport de la Commission présidentielle d’analyse de la dictature communiste en Roumanie, un récent baromètre d’opinion sur le communisme, la politique de la BNR d’établissement des prix en 2007, la signature à Bucarest de l’Accord d’élargissement du CEFTA et l’inauguration de l’Institut Aspen.

"Le parlement a été lundi un enfer. Les parlementaires ont crié, sifflé et trépigné. La condamnation du communisme par le président Traian Basescu devant les deux Chambres réunies a divisé les élus dans des camps adverses. Devant les anciens chef d’État ex-communistes, des ambassadeurs, des gens ordinaires venus assister à un geste politique historique, le Parlement s’est transformé en une salle de spectacles", écrit Evenimentul Zilei.

"Le vacarme dans le Parlement met en lumière, en quelque sorte, ce qui se passe dans les coulisses, la façon dont agissent les groupes d’intérêt contre les institutions de l’État, la façon dont beaucoup de politiciens, y compris certains qui sont au pouvoir, se situent par rapport aux réformes juridiques et morales", estime l’éditorialiste de Romania Libera.

"Les controverses et le scandale provoqués par le Rapport Tismaneanu montrent, en premier lieu, que l’évaluation du communisme et de ses protagonistes continue d’être un enjeu politique important en Roumanie", selon l’éditorialiste de Cotidianul.

Selon le même journaliste, la Roumanie "gagne à la suite de ce rapport une première évaluation du communisme faite sur des positions que l’on souhaite non partisanes" et perd "les légendes fabriquées après 1990 par lesquelles des partisans reconnus du communisme et de la Securitate ont cherché à se présenter comme dissidents ou visionnaires de la démocratie".

Par ailleurs, Romania Libera note que "le président Traian Basescu est le premier président à demander pardon, au nom de l’État roumain, à tous ceux qui ont souffert pendant le régime communiste et à leurs familles et il est aussi le premier chef d’État qui demande l’annulation de toutes les condamnations pour des raisons politiques".

Pour décrire la séance commune du Parlement, les quotidiens de ce mardi ont inséré à la une des titres éloquents : ’’Les derniers spasmes d’un système primitif : la condamnation du communisme’’ (Evenimentul Zilei), ’’Un moment important de l’histoire de la Roumanie : Traian Basescu, le premier président qui condamne le communisme’’ (Romania Libera), ’’Scandale à la condamnation du communisme : le fantôme du communisme lutte jusqu’à la dernière minute’’ (Cotidianul).

Ce que les Roumains pensent du communisme, 17 ans après le renversement définitif de ce régime, est le thème d’un baromètre d’opinion, réalisé par la Fondation pour une Société ouverte en octobre dernier et dont les résultats ont été publiés mardi par les journaux Ziua et Gandul. Selon le sondage, ’’la plupart des Roumains, soit 53%, considèrent que la société communiste est une bonne idée, elle est une mauvaise idée à l’avis de 34% d’entre eux’’. Sur les Roumains, 12% pensent que le communisme est une bonne idée bien appliquée et 41% d’entre eux trouvent qu’il est une bonne idée mal appliquée, indique aussi le sondage. La signature à Bucarest de l’accord d’élargissement de l’ALECE (Accord de libre échange centre-européen) par les nouvelles parties membres des Balkans d’Ouest et par la République de Moldavie contribuera à la création d’une zone de libre échange dans la zone, écrit Bursa.

L’accord unique de libre échange dans le Sud-Est de l’Europe, qui entrera en vigueur au 1er mai 2007 ’’est une initiative de la Roumanie, assumée et soutenue par la Commission européenne’’, précise encore Bursa. La Banque Nationale de Roumanie (BNR) deviendra au 1er janvier 2007 ’’le chien de garde’’ des politiques économiques et fiscales, qu’elle surveillera en toute attention, en rendant publiques les actions affectant la stabilité des prix, écrit le journal Ziua, qui cite le gouverneur de la BNR, Mugur Isarescu.

’’Nous deviendrons le chien de garde et nous annoncerons publiquement si les politiques fiscales et économiques vont vers la garantie de la stabilité des prix’’, a déclaré M. Isarescu. La BNR publiera des rapports semestriels concernant les politiques économiques et fiscales. La presse informe aussi de l’inauguration officielle, lundi à Bucarest, de l’Institut Aspen, conçu comme ’’une plateforme facilitant le dialogue ouvert entre les leaders des différents segments de la société’’. ROMPRES


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