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Revue de presse du jeudi 15 février 2007

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Bucarest, 15 fév(Rompres) - Le discours du président Traian Basescu devant le plénum réuni des Chambres du Parlement, les conclusions de l’étude Ernst&Young selon lesquelles la Roumanie est la destination la plus attrayante pour les investissements étrangers, l’accord des partis politiques au sujet de la stratégie post-adhésion sont les principaux sujets abordés ce jeudi par les quotidiens bucarestois.

Le référendum pour l’introduction du vote uninominal est la surprise préparée par le président Traian Basescu aux parlementaires, écrit le journal Gândul dans l’article intitulé "Les excuses de Basescu : le vote uninominal utilisé comme matraque". Le chef de l’État s’est présenté hier devant le Parlement pour transmettre un message aux sujets de politique interne. En absence de l’opposition, qui a boycotté le discours présidentiel en raison du fait que Basescu aurait offensé le forum législatif et que, de toute façon, le chef de l’État était en voie d’être destitué, Traian Basescu a parlé avec insistance de la nécessité de réformer la classe politique", écrit l’article.

Sous le titre "Basescu inaugure la politique du gouvernement avec le peuple", le quotidien Adevarul relève que le chef de l’État a "accusé hier au Parlement toute la classe politique, annonçant déclencher un référendum pour l’introduction du vote uninominal.

"Traian Basescu a rendu publique sa nouvelle stratégie politique par laquelle il envisage de supprimer l’actuelle classe politique et introduire un style de gouvernement qui s’adresse directement au peuple, évitant ainsi le Parlement", écrit le journal cité.

Le quotidien Ziua, qui se réfère au même sujet, écrit sous le titre "Contre-référendum" que Traian Basescu a essayé, par le déclenchement des procédures d’un référendum visant le vote uninominal, "de répondre à ceux qui veulent le destituer", réagissant ainsi à la menace des parlementaires par une attaque aux intérêts de parti.

La Roumanie est la destination la plus attrayante pour les investissements étrangers de l’Europe du Sud-Est, centrale et occidentale, devançant des pays tels la Pologne et la République tchèque, annonce le journal Adevarul, qui se réfère à une étude réalisée par Ernst&Young. Les trois prochains ans, on s’attend à ce que cette position de leader s’améliore, dans le contexte du coût bas de la main-d’oeuvre dans la région, ainsi que du potentiel de croissance de la productivité du travail.

Sur les 200 compagnies étrangères interviewées par la société Ernst&Young, 58 pc ont estimé que la Roumanie est le pays le plus attrayant du point de vue d’un éventuel investissement, alors que 68 pc de ceux-ci ont indiqué le marché roumain comme destination potentielle les trois prochains ans.

Sous le titre "Accord politique au sujet de la stratégie post-adhésion", le quotidien Adevarul relève que les partis politiques ont convenu sur la stratégie post-adhésion, qui établira la manière dont seront réduits les décalages entre la Roumanie et les pays de l’Union européenne les sept prochains ans.

"Jusqu’au 15 avril prochain seront élaborés deux documents, l’un principalement politique, qui esquissera les lignes directrices d’action pour la diminution des décalages, et l’un technique, qui visera les politiques économiques et sociales par domaines sectoriels", a annoncé le Premier ministre Tariceanu à l’issue des entretiens d’hier avec les leaders des partis parlementaires. Ce document ne donnera pas trop de détails sur les programmes et les politiques visant la réduction des décalages économiques, a affirmé M. Tariceanu, ce qui permettra ultérieurement aux partis politiques de promouvoir leurs propres projets.

Dans l’article intitulé "On prépare un gouvernement minoritaire", le journal Ziua écrit que les partis parlementaires, sauf le Parti démocrate (PD), préparent une contre-offensive à l’initiative du président visant le déclenchement d’un référendum sur le vote uninominal. Des sources parlementaires de formations différentes, citées par le journal, ont affirmé qu’au niveau des directions des partis des SMS ont commencé à circuler exhortant à un resserrement des rangs pour soutenir un gouvernement minoritaire excluant les démocrates.

"La mobilisation en vue de l’identification d’une nouvelle formule gouvernementale sera déclenchée au début de la semaine prochaine, lundi ou mardi", selon les sources citées, écrit le journal ajoutant que, selon les mêmes sources, il n’est pas exclu qu’une démarche à cet égard soit initiée même par le Premier ministre Tariceanu, qui a d’ailleurs annoncé une restructuration du cabinet. "Le cabinet minoritaire libéral devrait être soutenu au Parlement par le Parti social démocrate (PSD, opposition), le Parti Grande Roumanie (PRM, opposition), l’Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR, au pouvoir) et le Parti conservateur (PC, opposition)", selon le journal cité.

Le gouvernement attend la décision de la Cour constitutionnelle pour décider du sort de la ministre Monica Macovei. Le Sénat a adopté une motion simple demandant la démission de la ministre, écrit Ziarul financiar dans un article intitulé "Le sort de la ministre Macovei, dans les mains de la Cour constitutionnelle".

Dans ce contexte, le journal Adevarul note que les libéraux et les démocrates font des efforts pour garder Monica Macovei dans le fauteuil ministériel et que le leader du groupe ADA (Alliance Justice et Vérité), Puiu Hasotti a envoyé hier une saisine à la Cour constitutionnelle lui demandant de décréter que l’adoption de la motion au Sénat n’oblige pas Macovei à démissionner.

Toujours hier, selon le même journal, le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a demandé à la ministre de présenter à la suivante réunion du gouvernement une liste des mesures visant les problèmes signalés par le forum législatif.

La saisine des sénateurs de l’Alliance envoyée à la Cour constitutionnelle vise l’inconstitutionnalité de l’article du règlement concernant l’obligation du respect des décisions du Sénat, dans les conditions de l’adoption d’une motion simple demandant la destitution de la ministre de la Justice. Hasotti affirme que le gouvernement est celui qui décide de l’application des mesures concernant les problèmes de politique interne débattus dans la motion et, en conséquence, la démission ou la destitution de Macovei n’est pas obligatoire.

Le journal Romania libera précise que la ministre de la Justice est soutenue par la Coalition pour un gouvernement propre, qui désapprouve le vote de la motion à son encontre.


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