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Revue de presse - 25 janvier 2008

Le  samedi 26 janvier 2008
 

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Bucarest, 25 jan /Rompres/ - La presse bucarestoise de ce vendredi s’arrête sur l’intention du ministre de la Justice par intérim d’introduire de nouvelles réglementations concernant les modalités par lesquelles les ministres peuvent faire l’objet des poursuites pénales, l’évolution de la monnaie nationale (le leu, lei au pluriel, ndlr), la hausse du Produit intérieur brut (PIB), l’état de l’économie roumaine.

Le ministre de la Justice par intérim, Teodor Melescanu, envisage d’introduire de nouvelles dispositions "concernant les modalités par lesquelles les ministres peuvent faire l’objet des poursuites pénales" dans le Code de Procédure pénale, écrit Evenimentul Zilei, alors que Romania Libera estime pour sa part que le ministre libéral vise en réalité à "la prise de mesures supplémentaires pour la protection des dignitaires" et non pas à l’harmonisation des dispositions législatives en vigueur, qui sont ambiguës, de ce pont de vue.

La presse bucarestoise ne passe pas sous silence que jeudi à Iasi (nord-est), tant le président du pays que le Premier ministre "ont été hués, chacun à son tour, lors de la Fête de l’Union". En voici quelques titres : "La Fête de l’Union, déshonorée par les activistes de parti" (Romania Libera), "Des huées croisées" (Ziua).

"Devenu une fête de routine, l’anniversaire de l’Union des Principautés s’est transformé jeudi à Iasi en triste spectacle : le président et le Premier ministre n’ont pas réussi, ou bien, ils n’ont pas voulu entrer dans la même ronde, et sur ceux qui y étaient présents, une partie a hué", note l’éditorialiste d’Evenimentul Zilei.

"Si 149 ans auparavant, les hommes politiques de Valachie et de Moldavie démarraient l’oeuvre de construction nationale, il semble que les politiciens de nos jours fassent tout ce qui est dans leur pouvoir pour la déconstruction nationale", souligne l’article d’opinion du journal cité.

"Le leu ne réussit pas à freiner sa dépréciation" (Evenimentul Zilei), "La Roumanie est un pays à risque, avrtissent Citigroup et la BERD", titre Adevarul, selon qui "l’affaiblissement du leu reflète l’amplitude des dangers qui menacent le système macroéconomique roumain".

En fait, nous assistons à "une avalanche de nouvelles alarmistes", soutient Constantin Chirca, directeur adjoint à la Banque nationale de Roumanie (BNR) dans une interview au journal Ziarul Financiar.

Les quotidiens Gandul et Ziua se penchent sur le même sujet et citent à leur tour l’officiel de la BNR selon qui "des voix plus ou moins fortes sont de nature à nous alarmer, par l’intermédiaire de la télévision ou des journaux. Une avalanche de nouvelles alarmistes est tombée sur nous. Les prix haussent ! Le taux de conversion a échappé à tout contrôle ! Crise des devises ! Désastre économique ! Ce ne sont que quelques-uns des cris des analystes qui, en fait, reproduisent d’oreille". En motivant son point de vue, Constantin Chirca souligne que "le taux annuel moyen d’inflation de 2007 confirme la poursuite du processus de désinflation à moyen terme", "le taux de conversion leu/euro n’a pas échappé au contrôle, au contraire, le leu a la force de se redresser", "les investissements étrangers directs continuent (au même niveau qu’en 2007, soit environ 7,1 milliards d’euros) et le surplus de lei sur le marché diminuera". En outre, le représentant de la BNR estime que "la crue provoquée par les dépenses budgétaires du mois de décembre sera absorbée (par le secteur économique) en quelques mois. Il n’y a pas de crise des devises, tout comme certains s’empressent de dire, même si le taux de conversion mensuel moyen enregistrera en janvier 2008 un niveau similaire à celui de février 2005".

Enfin, "l’état économique de la Roumanie est beaucoup meilleur que celui du début 2005" et "les réserves internationales de la BNR (devises plus or) s’élèvent à un montant de 27,2 milliards d’euros".

Selon l’éditorialiste de Romania Libera "la secousse financière mondiale, dont les analystes disent qu’elle a des chances de se transformer en récession, ne semble pas troubler le Palais Victoria (siège du gouvernement, ndlr), où le calme règne de ceux qui savent que la gouvernance est brève et qu’elle se calcule en pourcentages électoraux seulement".

Le produit intérieur brut (PIB) de la Roumanie a haussé l’année passée de 22%, étant porté de 4 500 euros/par habitant en 2006 à 5 500 euros en 2007, selon Ziarul Financiar. Le même journal écrit que selon des statistiques de l’Union européenne, la Roumanie se place avant-dernière dans le classement des 27 Etats membres, en fonction de cet indicateur.


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