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Revue de presse
Le vendredi 14 avril 2006
![]() Bucarest, 14 avr/Rompres/ - Les quotidiens bucarestois se penchent sur la hausse alarmante du débit des eaux du Danube, la possible réduction de la TVA sur les produits alimentaires de base et les effets de cette décision politique sur le budget d’État, la publication du nouveau code fiscal et la privatisation des dernières sociétés du portefeuille de l’AVAS. À l’entrée dans le pays, le débit du Danube a dépassé 15 400 m3/sec, niveau record pour les cent dernières années, informent les journaux précisant que des digues ont cédé sous la pression de l’eau, des terrains agricoles et des maisons ont été submergés. Les spécialistes estiment que la crue atteindra dimanche 16 000 m3/sec. Le Sénat a approuvé avec 65 voix pour et 34 voix contre la réduction de la TVA de 10% pour les produits alimentaires de base (de 19% à 9%). Ce vote divise de nouveau l’Alliance PNL-PD. Evenimentul zilei écrit que les libéraux soutiennent que la réduction de la TVA génère la diminution des ressources financières de l’État, alors que les démocrates affirment que le résultat sera une baisse des prix des produits alimentaires, donc "une atténuation de la pauvreté". Les experts attirent cependant l’attention que cela pourrait provoquer des pertes de plus de un milliard d’euros au budget de l’État, atteignant même 0,33% du PIB, ce qui pourrait conduire à l’introduction de nouvelles taxes et impôts en vue de la réalimentation du budget. Le gouvernement n’a pas soutenu l’initiative législative et la décision finale sera prise par la Chambre des Députés, écrit Adevarul. Le projet du nouveau code fiscal sera publié la semaine prochaine sur la page électronique du ministère des Finances, dans la forme harmonisée avec cinq directives de Bruxelles, écrit Romania Libera. Le programme du ministère des Finances prévoit, selon Gandul, la finalisation des discussions avec les représentants du milieu d’affaires avant le 5 mai, la stratégie fiscale prévoyant le maintien du niveau standard de 19% de la TVA et du taux unique d’imposition de 16%. Le nouveau président de l’AVAS relance la privatisation, écrit Gandul, alors que Ziarul Financiar et Romania Libera soulignent que l’AVAS veut la privatisation de toutes les sociétés qui se trouvent dans son porte-feuille. Le plan de privatisation inclut les plus importantes sociétés où travaillent la plupart des salariés et auxquelles le capital d’Etat est majoritaire : il s’agit de 50 entreprises à capital majoritaire d’Etat et de 70 autres où le capital d’Etat est minoritaire, précise pour sa part le journal Bursa. La presse écrit que la société ’’Antibiotice’’ de Iasi (nord-est), où l’Etat a une participation de 53%, est la vedette de cette vague des privatisations. En font également partie les sociétés Asirom, Tractorul de Brasov et Electroputere de Craiova. La loi sur la lustration est un autre thème sur lequel la presse de ce vendredi s’arrête longuement. Cette loi que le Sénat a adoptée dans sa première forme se propose d’éliminer de la vie publique les membres de l’ancien Parti communiste qui ont détenu à l’époque des dignités politiques et les collaborateurs de la Securitate (ancienne police politique). 16 ans après la chute du communisme en Roumanie, ’’le système édifié en ’89 se sent tellement consolidé qu’il peut se permettre de mimer des actes moraux’’, note Cotidianul. ’’Au bout des 16 ans, auxquels s’ajoutent ceux qu’on perdra en raison des protocoles et des commissions chargées de l’application, la lustration est un acte raté’’, poursuit l’éditorialiste de Cotidianul, soulignant que ’’la nomenklatura a terminé ’cum laudae’ une époque et elle investit déjà, maintenant quand elle est à sa retraite, dans les études et les compagnies de ses enfants’’. A son avis, ’’un nombre trop grand de personnes, connues ou obscures, coupables ou innocentes, constateront en lisant le texte de cette loi qu’elles pourront être sacrifiées : journalistes, ingénieurs, comptables, prêtres’’. Se penchant sur le même sujet, Rodica Culcer écrit dans le journal Evenimentul Zilei que ’’les parlementaires libéraux ont compris les suites perverses de cette loi et se sont engagés à leur remédier dans la Chambre des Députés. De plus, sur les couloirs de la politique, on parle du report de ladite loi de quelques années pour que le parlement actuel ne soit pas décimé et que l’administration actuelle ne soit pas dépeuplée’’. Page visitée 74 fois. Version imprimable |
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