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Revue de la presse roumaine du 7 février 2007

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Bucarest, 7 fév(Rompres) - La position du Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu vis-à-vis du geste de l’ambasasdeur roumain en Italie de signer une lettre à l’égard de la situation d’Afghanistan, la séance de bilan du Départeemnt national Anti-Corruption (DNA), le vote donné par les députés à la loi du référendum, l’arrivée dans le pays des Roumains arrêtés voici trois mois en Irak sont les principaux sujets abordés ce mercredi par les quotidiens bucarestois.

Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a qualifié le geste de l’ambassadeur roumain en Italie (de signer la lettre sur l’implication de l’Italie dans la mission internationale d’Afghanistan) d’"inhabituel, n’appartenant pas aux usages diplomatiques, qui sera difficile à expliquer au Premier ministre italien", écrit le journal Adevarul sous le titre "Le Premier ministre Romano Prodi gère difficilement la crise liée à la lettre des ambassadeurs de l’OTAN".

La déclaration du chef de l’exécutif roumain suit au scandale déclenché à Rome, où la lettre des diplomates qui sollicitaient à l’Italie de ne pas se retirer d’Afghanistan pour ne pas permettre aux talibans de se réorganiser, a provoqué un véritable orage.

Le quotidien Ziua annonce que le Premier ministre Tariceanu a dû transmettre mardi une lettre de regrets au Premier ministre Prodi. "Il est sûr qu’une enquête devra être déclenchée pour établir comment on est arrivé à une telle décision", écrit le journal cité.

Le président Traian Basescu a participé mardi à la séance de bilan du Département national Anti-Corruption (DNA), informe le journal Economistul.

Ziarul Financiar, qui aborde le même sujet, relève que le président Basescu a accusé le manque d’intérêt des institutions de l’État et de certains hommes politiques du gouvernement de contrôler ce qui s’est passé au ministère de l’Économie, bien que les problèmes de l’énergie soient connus. "Paradoxalement, même si les problèmes de l’énergie sont connus, ne n’ai pas vu de Corps de Contrôle du ministère de l’Économie. Nous savons seulement que les garçons rusés refusent de rendre publics les contrats. Très bien ! Mais les institutions de l’État dont le Corps de Contrôle, devraient savoir, devraient avoir accès aux informations. Ce sont des types de réalités, et je le dis avec regret, que les hommes politiques de l’actuel gouvernement, de l’actuel pouvoir, refusent de voir ou de faire avancer les choses", a dit M. Basescu. Il a précisé assumer le fait de dire jusqu’au bout des choses que "bien des gens ne veulent pas entendre dire".

Les fournisseurs privés d’électricité ont rejeté, le 2 février, à une entrevue avec le ministre de l’Économie et du Commerce, Varujan Vosganian, la proposition de l’officiel visant à rendre publics les contrats bilatéraux de livraison de l’électricité.

Le vote donné par les députés à la loi du référendum est signalé par la plupart des quotidiens bucarestois de ce mercredi.

"Les députés libéraux ont voté hier aux côtés du Parti social démocrate (PSD, opposition), du Parti Grande Roumanie (PRM, opposition), du Parti conservateur (PC, opposition) et de l’Union démocratique magyare de Roumanie (UDMR, de la coalition au pouvoir) pour la simplification de la modalité de destituer le chef de l’État. Selon le projet adopté hier par la Chambre des Députés, le président pourra être destitué de ses fonctions, si un référendum est organisé, si en faveur de son départ de Cotroceni se prononcera la majorité simple, à savoir la moitié plus un de ceux qui se présenteront aux urnes", écrit le quotidien Ziua.

L’initiative de modification de la loi du référendum a réuni 215 votes pour, 56 députés se prononçant contre et un s’étant abstenu.

"Par la suite, Traian Basescu pourrait être - théoriquement- destitué plus facilement si la proposition de suspension, entamée par le PSD, parcourt toutes les étapes pour arriver au référendum", relève Ziarul Financiar, qui ajoute que le leader du PNL, Calin Popescu-Tariceanu (dont le parti a voté pour la modification de la loi) a dit que l’acte législatif ne devait pas viser Traian Basescu, mais être valable dans l’avenir.

Cotidianul informe que le Parti démocrate (PD, de la coalition au pouvoir, dans l’Alliance D.A. aux côtés du PNL) a annoncé qu’il contestera la loi à la Cour constitutionnelle.

Un groupe d’intellectuels a lancé dans la revue "22" un Appel à la classe politique pour faire arrêter la crise politique qui "menace de se développer", annonce Ziua. "Ce que nous constatons à présent est une rupture de la majorité de la classe politique roumaine de l’évolution normale de l’histoire, des souhaits et des aspirations de la majorité du peuple roumain. C’est la véritable crise politique que la Roumanie enregistre à présent", soutiennent les signataires de l’Appel.

Les auteurs de l’Appel estiment que l’actuelle crise politique a ses origines dans la peur de ceux qui se sentent menacés par trois initiatives plus importantes de l’actuel président de la Roumanie, à savoir d’avoir déclaré la guerre à la corruption, demandé que les archives de la Securitate (police politique du régime communiste - ndlr) ne soit plus secrètes, condamné récemment le communisme et les ravages que celui-ci a faits en Roumanie.

Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu pourra former jusqu’au 1er mars prochain un gouvernement minoritaire formé en exclusivité de membres du PNL, celui-ci ne pouvant plus compter après cette date sur les votes du Parti conservateur, a déclaré mardi le président du PC, Dan Voiculescu, cité par Ziarul Financiar dans l’article "Le PC ne soutiendra dès mars qu’un gouverneemnt libéral".

Celui-ci a relevé que le Bureau politique du PC l’avait autorisé à transmettre à M. Tariceanu qu’il avait deux semaines pour restructurer le gouvernement et présenter ensuite au Parlement un cabinet minoritaire libéral qui soit soutenu par les élus conservateurs. "Tout autre gouvernement ne recevra pas le vote du PC et, si la Roumanie n’a un cabinet minoritaire après le 1er mars, Tariceanu ne pourra plus compter sur les votes du PC", a dit M. Voiculescu.

Les Roumains arrêtés en Irak sont arrivés dans le pays, écrit Adevarul, relevant que l’avion qui transportait les deux Roumains retenus pendant trois mois en Irak, ainsi que les militaires du bataillon 811 d’infanterie "Dragonii transilvani" de Dej (centre), a atterri mardi soir à Cluj-Napoca (centre). Adrian Gâncean, l’un des deux Roumains arrêtés en Irak, qui est de Toplitza (centre), est descendu à Cluj-Napoca et Nelu Ilie, de Galatzi (est), est arrivé à l’aéroport militaire d’Otopeni (Bucarest) aux alentours de 20h30. Gâncean a précisé ne pas avoir voulu que leur situation soit médiatisée, ajoutant ne pas souhaiter donner d’informations sur la période de détention.


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