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Revue de la presse roumaine du 30 novembre 2007Le lundi 3 décembre 2007Bucarest, 30 nov /Rompres/ - La presse bucarestoise de ce vendredi publie analyses, commentaires et informations en provenance notamment du domaine économique-financier. Elle se penche sur les investissements censés consolider le marché roumain du travail, l’évolution atypique du crédit immobilier, l’appréciation de la monnaie nationale. "L’étrange vote du 25 novembre", titre Ziua, selon qui "les résultats des élections européennes et ceux du référendum (sur l’introduction du vote uninominal, ndlr), rapportés à des statistiques et estimations, posent de nombreuses questions". Bref, il s’agit du fait que "les données officielles présentées par les mêmes institutions de l’Etat ont été contradictoires, les sondages politiques se sont écartés trop de la marge d’erreur. De même, des partis crédités de bons résultats par les sondages dans la période précédant les élections n’ont réussi à dépasser pas même la barre électorale, alors que d’autres se sont avérés surévalués". De plus, "les résultats ont relevé une hausse inexplicable du nombre de sympathisants de l’UDMR (Union démocrate magyare de Roumanie, ndlr) et du candidat indépendant Laszlo Tokes dans des dpartements de Moldavie (est) et de Munténie (sud)", zones ayant un électorat magyar peu important, selon le dernier recensement officiel. A Calarasi (sud) par exemple, 97 personnes seulement se sont déclarées, au recensement, d’ethnie magyare, cependant, les candidats magyars y ont recueilli 646 voix favorables. Un autre exemple arrive du département de Vaslui (est) où vivent 87 Magyars seulement, alors que les voix pour cette ethnie ont été chiffrées à 1 167. Le journal Cotidianul s’arrête sur le même sujet et écrit pour sa part : "le 25 novembre, quand le taux de participation aux deux scrutins s’est élevé à 25% du nombre d’électeurs, comme dans le cas du référendum, et il n’est arrivé pas même à un tiers de la population au droit de vote aux élections européennes, nous avons vécu un moment historique : ’le peuple’, la majorité silencieuse’, ’les électeurs’, ’les citoyens’ ont parlé en utilisant le seul instrument à leur disposition dans la cacophonie politique générale, en refusant de faire le jeu des politiques", écrit le journaliste de Cotidianul. Dans ce contexte de "grève électorale", les voix en faveur de l’ethnie magyare peuvent être interprétées aussi comme une façon de protester contre "les mensonges, les promesses et les ignominies dorées des hommes politiques et de leurs proches en provenance de la zone des soi-disants leaders d’opinion". "Des investissements massifs visant à consolider le marché du travail en Roumanie", titre Adevarul, annonçant que la valeur des programmes financés par le Fonds social européen aux côtés du gouvernement roumain s’élève à 4,33 milliards d’euros. Adevarul précise que l’Union européenne soutiendra par l’intermédiaire des programmes spécialisés l’action visant à ce que les emplois soient occupés et maintenus le plus longtemps possible en Roumanie. Selon UniCredit, les crédits logement diminueront en 2009 jusqu’à 16% du montant du crédit à la population, tandis que les crédits hypothécaires arrivent dans les pays membres de l’Union européenne à 71% du montant des crédits, note Cotidianul. Vu le revenu par tête d’habitant, le crédit à la consommation est arrivé actuellement à un niveau similaire, voire plus élevé, que celui enregistré à l’intérieur de l’Union européenne, remarque aussi le journal cité. La principale raison pour laquelle le crédit immobilier est insuffisamment développé en Roumanie consiste dans "les petits revenus de la population", soit 36% de ceux connus dans les pays de l’UE, alors que "l’accroissement impressionnant des prix sur le marché immobilier" constitue une autre raison, estiment les experts d’UniCredit. Le salaire réel doit être corrélé avec la performance économique et non pas avec les besoins sociaux et si le facteur politique ne comprend pas cette liaison, ce sera le marché qui corrigera les déséquilibres, a déclaré le gouverneur de la Banque Nationale de Roumanie (BNR), Mugur Isarescu, cité par le journal Economistul. Selon M. Isarescu, la Roumanie continuera à se confronter à des pressions de la part des salaires, les messages au sujet des salaires, transmis par les ouvriers roumains qui travaillent dans d’autres pays européens ayant conduit eux aussi à cette situation. "Le leu (la monnaie nationale de la Roumanie, ndlr) corrige les décisions erronées", titre Romania Libera, qui se penche à son tour sur les déclarations du gouverneur de la BNR. Le journal ajoute que Mugur Isarescu aurait également soutenu que la monnaie nationale ne serait pas laissée flotter librement, étant donné que l’économie et le marché financier roumain n’y sont pas encore préparés. "La Roumanie se place 36e sur 45 pays pays et régions, en ce qui concerne les performances des enfants de 10 ans en matière de lecture", écrit Evenimentul Zilei, citant une étude réalisée par Boston College. A l’avis des professeurs roumains, l’Internet, les jeux électroniques, la télévision, l’intérêt insuffisant et sporadique manifesté par les parents, mais aussi l’école conduisent à ces faibles performances des enfants quant à la lecture. Page visitée 161 fois. Version imprimable |
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