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Medgidia ne vit que du ciment / reportage Rompres/
Le mardi 25 avril 2006
![]() Bucarest, 25 avr /Rompres/ - Le ville de Medgidia, située à environ 39 km de la mer Noire et à 200 kilomètres environ de Bucarest, où la compagnie Lafarge a développé l’une des plus grandes unités d’exploitation et de production du ciment d’Europe, profite pleinement de la seule chance de développement économique, apparue lors de la reprise en 1997, par les investisseurs français, des usines Romcim, à l’époque très polluantes. Le monument élevé à Adamclisi, repère artistique à proximité de la ville, a été construit il y a 2000 ans avec du ciment de Medgidia, cela étant un indice du fait que l’exploitation du calcaire, le principal élément de la composition du ciment, est une ancienne tradition dans cette zone. C’est une opportunité dont le leader mondial des matériaux de construction, Lafarge, a su profiter en procédant ici à un investissement de plus de 55 millions d’euros. Si, avant 1989, la ville avait une puissante industrie mécanique, outre l’ancienne entreprise Cimentul et les vignes Fruvimed Medgidia, des capacités suffisamment grandes pour offrir du travail /52 000 habitants/, à présent, Lafarge Medgidia est la seule compagnie à offrir, sur le plan local, des opportunités substantielles d’embauchage, dans des conditions occidentales et avec des salaires motivants. Environ 450 personnes travaillent à l’heure actuelle sur la plate-forme de Medgidia, qui produit du ciment et qui est l’une des plus grandes du pays. L’industrialisation a conduit, outre la majoration de la capacité de production, à la réduction ample du personnel, en 1997 les usines Romcim comptant 3 600 salariés. ’’Les usines ont une production de plus de deux millions tonnes de ciment, travaillant à capacité maximum. Les investissements y ont dépassé 55 millions d’euros, parce que nous avons souhaité profiter au maximum de l’avantage de l’accès au Danube, par le Canal Danube-mer Noire’’, nous dit le directeur général de Lafarge Medgidia, Ion Trofin, qui nous a reçus dans son bureau situé à proximité des deux fours de cuisson du ciment - le coeur du complexe - qui s’étend sur environ 80 hectares. Les usines ont été mises en exploitation en 1951, lorsque ses six fours produisaient environ 600 000 tonnes par an. Lors d’un tour de la plate-forme d’exploitation et de production, le directeur Trofin nous apprend que sur le total de la production de plus de deux millions de tonnes de ciment par an, Lafarge exporte environ 1,3 million de tonnes de ciment annuellement, le restant étant destiné au marché interne. ’’Notre présence à Medgidia nous offre certains avantages, comme le rapprochement par rapport au Danube, sachant que nous sommes d’ailleurs les seuls producteurs sur le marché local à faire des exportations. Je parlais de cet avantage. D’autre part, nous sommes désavantagés à cause de la position des usines, lesquelles sont situées très près du centre de Medgidia. En même temps, l’autre carrièrre que nous avons dans le département, se trouve à Tasaul, soit à 42 kilomètres des usines principales, ce qui signifie des coûts supplémentaires d’exploitation’’, a relevé le directeur de Lafarge Medgidia. Outre les avantages offerts par la proximité du Danube et le terminal de chargement du Port de Constanta, Lafarge bénéficie de la qualité du calcaire dans les montagnes de la Dobroudja. Le meilleur calcaire de Roumanie provient de la carrière Lafarge de Tasaul, située à environ cinq kilomètres de la ville de Navodari, près de la raffinerie Petromidia. La carrière de Tasaul est la plus moderne d’Europe, selon son directeur. Elle a été mise en exploitation en 1951. A l’heure actuelle, la carrière, qui a une longueur de 30 hectares, produit par an 1,5 million de tonnes de calcaire, dont 1,25 millions sont dirigés vers les usines de Medgidia. L’image offerte par la carrière est impressionnante, avec des cratères immenses de 20 mètres environ, les cavernes étant parfois rouges, signe de la présence des minerais de fer. A l’intérieur de la carrière agissent de véritables mammouths Caterpillar de 60 tonnes, qui transportent le calcaire à l’endroit où il est concassé et dont il est acheminé vers les usines de Medgidia en chemin de fer. ’’La plupart de nos investissements ont visé la protection de l’environnement, dans le sens de l’achat de filtres ou d’équipement à cette fin’’, relève le directeur de Lafarge Medgidia, Ion Trofin, qui se trouve à la direction de la fabrique depuis cinq années. Les familles des ouvriers de la plate-forme de Medgidia sont contentes du fait que ceux-ci ont un emploi sûr et qui a contribué à relever leur standard de vie, dans une ville de province où le chômage est beaucoup supérieur à la moyenne nationale - 10 pc - où les routes sont très mauvaises et l’activité commerciale est très faible, les magasins y étant peu nombreux, tout comme les hôtels. La seule image à animer un peu la ville est offerte par les camions peints en couleurs écologiques et très propres qui transportent du ciment des usines Lafarge, en transitant par les rues étroites de la ville. Bien que les réserves de la carrière située à proximité des usines touchent à leur fin, Lafarge ne quittera pas Medgidia, la compagnie effectuant des prospections pour trouver une nouvelle carrière, dans le sud de la ville. ’’Ce sont des projets de relocation, certains datant depuis 30 ans. Il est certain que nous menons à présent des discussions avec les propriétaires et les autorités pour une nouvelle exploitation, également près de Medgidia. Le ciment ne quitte donc pas Medgidia. Une chose normale, vu que les usines de ciment sont installées d’habitude près des carrières’’, dit le directeur général des usines. ROMPRES/ Page visitée 262 fois. Version imprimable |
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