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Les rétrocessions pourraient agglomérer le top des millionnaires de Roumanie

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Bucarest, 26 avr/Rompres/ - Beaucoup de propriétaires qui demandent la restitution en nature des immeubles confisqués après 1947 par le régime communiste de Roumanie pourraient devenir multimillionnaires. Les immeubles rétrocédés les plus chers se trouvent dans le centre et le nord de Bucarest.

À Bucarest, les immeubles rétrocédés sont mis en vente à des prix entre quelques centaines de milliers et quelques millions d’euros, en fonction de la zone, de la superficie et de l’état de l’immeuble, du terrain afférent. En ce qui concerne les terrains, les prix atteignent des milliers d’euros/m2. Pour ceux qui ne souhaitent pas vendre mais louer les immeubles, les loyers partent de 3 000 euros/mois jusqu’à 15 000 - 20 000 euros/mois pour les grands immeubles.

"Sont mis en vente seuls les immeubles dont les propriétaires ont réglé les problèmes juridiques. Nous attendons avec intérêt voir ce qui se passera avec les immeubles achetés aux termes de la loi 112/1995, car le délai de dix ans pendant lequel leur vente a été interdite touche à sa fin", a affirmé Ruxandra Cleciu, présidente de l’Association roumaine des agences immobilières (ARAI). La situation de plus d’un millier d’hectares de terrains de Bucarest, qui sont en litige, empêche le démarrage de certains investissements immobiliers.

Le prince Dimitrie Sturdza revendique, entre autres, le bâtiment où se trouve le siège du Service de renseignements extérieurs (SIE), évalué à 18 millions d’euros, écrit mercredi la revue Capital. Les descendants de la famille Ghica - Grigore Ghika, revendiquent l’actuel siège de l’ambassade d’Espagne et ceux de la famille Bragadiru demandent la rétrocession de cinq immeubles à Bucarest, dont le siège de l’ambassade de Bulgarie.

L’actuel siège de l’UNESCO et l’ancien siège de l’ambassade d’Allemagne sont revendiqués par les descendants des familles Basarab Brancoveanu et Brancoveanu, alors que les descendants de la famille Bazilescu demandent la rétrocession d’une grande partie du Parc Bazilescu. Dinu Vlad Bernstein revendique, entre autres, les sièges des ambassades du Japon et du Brésil et les descendants du baron Boian Gruioff demandent la rétrocession d’une grande partie du quartier Balta Alba. Le siège du Musée des collections d’art, bâtiment évalué à 10 millions d’euros, est revendiqué par Aurelia Saar. ROMPRES


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