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Les questions énergétiques débatues par le Conseil suprême de Défense du Pays
Le mardi 21 novembre 2006
Bucarest, 21 nov/Rompres/ - Les membres du Conseil suprême de Défense du Pays /CSAT/ se réuniront le mercredi 22 novembre, au Palais de Cotroceni, sous la direction du président Traian Basescu, pour discuter de questions visant le secteur énergétique. L’agenda de la réunion du CSAT comporte la présentation du contrat de privatisation de la compagnie Petrom et des sociétés de distribution de l’énergie, y compris de l’étude de consulting pour la privatisation. Les membres du Conseil analyseront les effets du processus de privatisation sur la sécurité énergétique et l’économie nationale. Le président Traian Basescu a sollicité au ministre de l’Économie et du Commerce, Codrut Seres, de n’accélérer le processus de privatisation des compagnies distributrices d’énergie qu’après une analyse des résultats des privatisations déjà faites dans le domaine énergétique. "J’ai sollicité voici un mois au ministre de l’Économie et du Commerce de ne pas accélérer le processus de privatisation d’autres compagnies distributrices d’énergie, visant surtout la Romgaz, ce processus devant être éventuellement repris après une analyse des résultats des privatisations faites dans le domaine énergétique, y compris la privatisation de la Petrom, ainsi que des sociétés distributrices de gaz", a dit le chef de l’État. Les représentants du groupe OMV, actionnaire majoritaire de la Petrom, se sont dits prêts, lors d’une entrevue de lundi avec le président Basescu, de coopérer avec le gouvernement pour trouver des solutions censées diminuer les effets sociaux qui découlent des majorations de prix de l’énergie. Le chef de l’État a reçu au Palais de Cotroceni le président du groupe autrichien OMV, Wolfgang Ruttensdorfer. Lors de l’entretien ont été analysés des aspects visant la sécurité énergétique de la Roumanie, ainsi que l’impact social suite à l’alignement du prix de l’énergie sur le niveau européen. Le président Basescu a soutenu maintes fois la nécessité de publier le contrat de privatisation de la Petrom, la première intervention à ce sujet étant enregistrée l’automne dernier, après des discussions relatives à la croissance significative du prix des carburants aux stations-services. Le chef de l’État disait alors avoir des doutes sur le caractère correct de la privatisation de la Patrom et n’excluait pas la possibilité de rendre public ce contrat. Le président Basescu a eu lundi une entrevue avec le Premier ministre, Calin Popescu-Tariceanu, le ministre des Finances, Sebastian Vladescu, et le ministre de l’Économie, Codrut Seres, pour discuter de la sécurité énergétique du pays. Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a discuté le mardi 21 novembre avec le président du groupe OMV pour trouver une formule censée diminuer la pression sur les consommateurs quant à la croissance des prix des gaz naturels. La proposition du gouvernement se fonde sur le principe de l’implication sociale des compagnies et consiste dans la création d’un fonds d’aide sociale auquel la compagnie ait une contribution, de sorte que le prix des gaz n’augmente plus les 2 prochains ans. Pour établir le cadre légal et négocier la formule proposée avec la Petrom, le Premier ministre a autorisé l’Office pour les Participations de l’État dans l’Industrie. L’équipe de négociateurs sera dirigée par le ministre de l’Économie, Codrut Seres, et le ministre des Finances, Senastian Vladescu. Le chef de l’exécutif a relevé que les négociations ne visaient pas les consommateurs industriels parce que "la compétitivité de l’économie roumaine ne doit pas compter sur des subventions". Le Premier ministre Tariceanu a déclaré ne pas être l’adepte de la renégociation des contrats avec des sociétés qui fournissent du pétrole et des gaz et a averti qu’une attitude pareille aurait des effets négatifs dans la relation de la Roumanie avec les investisseurs. Il a expliqué que, si les autorités roumaines commençaient à renégocier les contrats de privatisation, les investisseurs réfléchiraient 20 fois avant de venir en Roumanie. Le chef de l’exécutif a souligné qu’il ne fallait aucunement laisser l’impression qu’un élément politique influencerait les analyses du domaine économique et a ajouté que les privatisations dans le domaine énergétique devront être faites avec une responsabilité accrue. À la réunion du CSAT de mercredi sera présenté aussi le stade du stockage des ressources énergétiques pour l’hiver et seront analysés les prix d’acquisition des matières importées. L’État roumain a privatisé les deux distributeurs de gaz naturels, Distrigaz Sud et Distrigaz Nord. Gaz de France a conclu avec les autorités roumaines le contrat de privatisation de Distrigaz Sud en octobre 2004, le transfert de propriété étant finalisé l’été de 2005. La valeur totale de la transaction a été de 311 millions d’euros. La compagnie allemande E.ON Ruhrgas a repris en juin 2005 un taux de 51 pc des actions de Distrigaz Nord, changeant le nom de la société, le 1er avril 2006, en E.ON Gaz Roumanie. La plus grande compagnie du secteur énergétique et de Roumanie, Petrom, a été vendue au groupe autrichien OMV en 2004, La compagnie autrichienne a payé à l’État 669 millions pour l’acquisition directe de 33,34 pc des actions de la Petrom et a participé avec 830 millions d’euros à la majoration du capital social, ayant ainsi la participation majoritaire. Dans le secteur de la distribution d’électricité, 4 filiales de la compagnie Electrica ont été déjà privatisées et Electrica Muntenia Sud passera en propriété du groupe italien Enel avant la fin de cet an. Page visitée 170 fois. 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