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Les investisseurs étrangers continuent à faire confiance à la Roumanie, déclare le Premier ministre Tariceanu à Euronews
Le mardi 15 mai 2007
Bucarest, 15 mai(Rompres) - Le gouvernement roumain n’a point été affecté par l’actuelle crise politique et a pu respecter les engagements assumés, l’exemple le plus évident étant l’adoption par le Parlement de la loi d’organisation et fonctionnement de l’Agence nationale d’Intégrité (ANI), l’un des quatre objectifs établis à la fin de l’an dernier avec la Commission européenne, au chapitre Justice et Affaires intérieures, affirme le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu dans une interview à Euronews. Selon le chef de l’exécutif, la crise n’a eu de conséquences ni dans le plan économique, les investisseurs étrangers continuant à faire confiance à la Roumanie, ce qui prouve, selon lui, qu’un tel conflit politique "ne peut plus porter préjudice à l’image de la Roumanie et ne peut plus la déstabiliser comme voici 10 ans, lorsqu’une crise similaire a eu lieu". M. Tariceanu regrette que l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne, du 1er janvier dernier, lorsque tous les efforts auraient dû se concentrer sur une intégration rapide et de succès, n’ait pas réussi à sensibiliser les parties impliquées - le chef de l’État et les partis politiques - pour que celles-ci abandonnent leurs disputes au bénéfice du pays. Le Premier ministre attribue cette situation "surtout au caractère conflictuel de la conduite du président Traian Basescu sur la scène politique", qui "a réussi entrer en conflit avec le Parlement, le Conseil supérieur de la Magistrature, le gouvernement, provocant finalement la réaction du Parlement, qui l’a suspendu". Selon M. Tariceanu, le chef de l’État "est devenu un politicien démagogue, populiste et anti-européen, du type de ceux qui existent aujourd’hui dans les pays de l’ex-Union soviétique... ; malheureusement, un type qu’on ne voit nulle autre part de l’Europe". Le Premier ministre affirme qu’il ne voit pas "l’avenir dans des couleurs très optimistes si le président revient à ses fonctions parce que celui-ci ne sait pas tirer des leçons du passé. M. Tariceanu mentionne que, si le résultat du référendum du 19 mai est favorable au président, il envisage de continuer à respecter "les rapports très précis" entre le gouvernement et la présidence, comme il a fait d’ailleurs dès le début de son mandat. Répondant à la question de savoir pourquoi avait été remplacée la ministre de la Justice Monica Macovei, dont le nom est associé à Bruxelles avec la majorité des réformes du domaine du combat contre la corruption, M. Tariceanu a dit que cette mesure ne l’avait pas visée expressément, mais avait fait partie du remaniement gouvernemental, dans le contexte où le Parti démocrate (PD, opposition) - auquel elle appartenait - ne faisait plus partie du gouvernement. Le Premier ministre assure que "le succès du combat contre la corruption n’est pas lié seulement à Monica Macovei", qui "faisait partie d’un cabinet qui l’a soutenue dans la promotion de certains projets de lois, ceux-ci étant soutenus par tout le gouvernement". "La Roumanie a adhéré à l’Union européenne parce que nous avons réussi à édifier des institutions aptes à respecter les engagements assumés et parvenir aux standards et les critères d’adhésion à l’UE. Le combat contre la corruption n’est pas mené par une seule personne, qu’il s’agisse du président ou de quelqu’un d’autre. Le combat contre la corruption est mené par la Justice", conclut le Premier ministre. À l’observation du journaliste visant le fait que les sondages d’opinion donnent Traian Basescu comme favori, M. Tariceanu répond" :"On verra après le 19 mai. Page visitée 238 fois. Version imprimable |
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