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Les banques profitent pleinement des effets positifs de l’économie roumaine, affirme le président exécutif de la BCR, Nicolae Danila

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Bucarest, 16 avr/Rompres/ - La Banque commerciale roumaine (BCR) et les autres banques du système bancaire roumain profitent pleinement des effets positifs de l’économie roumaine et du rythme de croissance, affirme le président exécutif de la BCR, Nicolae Danila, dans une interview au quotidien Adevarul.

Pour ce qui est des grands fournisseurs de fonds (les banques - le marché des capitaux - les fonds d’investissements), la balance est à présent nettement en faveur des banques, mais le rôle du marché des capitaux augmentera lors de l’augmentation des performances des compagnies, notamment celles du segment des PME, selon Nicolae Danila.

Les banques commerciales de Roumanie constituent l’un des segments les meilleurs préparés pour l’intégration à l’UE, estime l’officiel de la BCR. Après une période de tâtonnements et de restructurations, à la fin de 2006, le système bancaire peut se considérer comme suffisamment puissant, stable et bien réglementé, a-t-il affirmé.

La pénétration massive du capital étranger en Roumanie est le phénomène le plus important pour la période parcourue, la fin de 2006 marquant le comble de ce processus par la reprise de la BCR par le groupe autrichien Erste Bank, rappelle Danila. Les banques à capital privé étranger ont augmenté, en ce qui concerne le poids dans le total des actifs, de 20% en 1998 à 88,3% en 2006. Les progrès et les performances des banques roumaines sont la conséquence de plusieurs facteurs, dont quatre sont plus importants : le management interne de qualité, avec une bonne perception des problèmes à risque ; une capitalisation adéquate ; les réglementations de la banque centrale bien articulées et l’impact des grandes banques internationales présente sur le marché roumain, selon l’officiel de la BCR. Selon lui, le principal défi en 2007 est la compétition, qui se manifestera sur tous les segments du marché, aux fins de gagner des parts de marché, et qui se reflétera dans des offres plus séduisantes pour les clients du point de vue des coûts, de la diversité des produits et de la qualité des services.

Le développement de la Roumanie en son ensemble sera axé en 2007 sur un drainage signifiant des investissements étrangers directs. Même si le niveau de 2006 n’est pas atteint, il y a des conditions pour que des sommes importantes, de plus de 7-7,5 milliards d’euros, entrent en Roumanie, selon l’officiel de la BCR.

Les décalages existants entre les régions de la Roumanie constituent un autre sujet abordé dans l’interview.

"L’indice de disparité régionale est un indicateur qui nous donne la dimension de ce phénomène. Les pôles sont représentés par la région nord-est avec un PIB/habitant en 2005 de 2 517 euros et la région Bucarest-Ilfov (sud) avec 7 459 euros/habitant, soit trois fois supérieur à celui de la région nord-est", précise Nicolae Danila. Les financements de l’UE auront eux-aussi une grande importance, aux côtés des ressources locales, pour le développement de nos régions, les cinq groupes de fonds structurels dont nous bénéficierons pouvant contribuer substantiellement au règlement partiel des décalages économiques, selon celui-ci.

Le décalage le plus considérable est celui entre le milieu rural et urbain, souligne Danila affirmant que 45% de la population de la Roumanie et 47% de la population occupée vivent dans le milieu rural et la contribution de l’agriculture, de la sylviculture, de la pisciculture et des exploitations forestières à l’augmentation de 7,7% du PIB a été de seulement 0,3%.

"Je pense que la réduction du décalage économique à l’intérieur du pays doit devenir l’objectif majeur de la politique d’État, ainsi que le progrès économique du milieu rural", a affirmé l’officiel de la BCR.

Les fonds de l’UE qui seront alloués d’ici 2013 s’élèvent à 8,3 milliards d’euros. La capacité d’absorption de ces fonds par la Roumanie est fondamentale, a souligné Nicolae Danila.

"L’expérience accumulée par la BCR dans la période de pré-adhésion dans le management des programmes à financement externe (elle gère à présent 2,7 milliards d’euros) représentera un facteur important pour la capacité d’utilisation des fonds européens. Par ailleurs, la BCR a mis en place des structures nouvelles au niveau régional sous la forme des bureaux UE, de sorte que l’interface entre les clients et l’utilisation des fonds accordés par l’Union puisse être assurée par des services de conseil et des produits spécifiques", a conclu le président exécutif de la BCR.


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