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Les analystes économiques, confiants dans les chances de l’économie roumaine pour 2008Le mardi 22 janvier 2008Bucarest, 21 jan /Rompres/ - 2008 ne saurait être économiquement plus faible que 2007, en dépit du mauvais début sur les marchés financiers, selon les opinions des analystes exprimées dans le quotidien Ziarul Financiar. A leur avis, le plus mauvais scénario pour l’économie roumaine pourrait être le suivant : un possible ralentissement de la consommation, une croissance économique jusqu’à 4 pc (par rapport à 5,8-6 pc en 23007), le maintien de l’inflation à plus de 6 pc, la poursuite de la dévaluation du taux de change, un déficit budgétaire grand et un compte courant en permanente "explosion", mais aussi une réticence accrue des investisseurs étrangers. En outre, le maintien à un niveau élevé de l’inflation et les fluctuations sur le marché des devises pourraient affecter la capacité de remboursement de la population par des crédits (surtout en devises étrangères), tout en exerçant une pression sur le pouvoir d’achat, mais aussi sur le revenu disponible à la consommation. Selon les analystes, les constructions ne ralentiront pas, mais l’industrie et les exportations pourraient être affectées, néanmoins, par une possible dévaluation par la suite du leu (la monnaie nationale). Le chef du département de recherche de Raiffeisen Bank, Ionut Dumitru, estime que la pire situation pour l’économie serait un déficit budgétaire très grand, censé amener les agences d’évaluation à réduire la note du pays et transmettre ainsi un message négatif aux investisseurs. Il estime, également, qu’en 2008, la Roumanie aura toujours une croissance économique bonne, de 5 pc - 6 pc, et que tout dépend de l’année agricole. Plus optimiste encore, le chef économist e de Banca Comerciala Romana (BCR), Lucian Anghel, dit qu’en 2008 l’économie aura, à coup sûr, des performances supérieures au résultat obtenu en 2007. En 2007, l’année agricole a été très faible, rappelle Lucian Anghel, tout en ajoutant que la Roumanie a "une économie météo-dépendante". Concernant l’inflation, le risque principal consiste dans le taux de change. Le directeur de l’Institut de Projections économiques de l’Académie Roumaine, Lucian-Liviu Albu, a déclaré, pour sa part : "Les projections n’indiquent pas encore une crise. Les tendances de l’économie sont encore bonnes, mais pas très bonnes. Les risques en matière d’inflation, correlés à la dévaluation du leu pourraient créer des problèmes à l’économie". Dans le pire des cas, estime M. Albu, l’économie ralentira jusqu’à une hausse de 4 pc seulement en 2008, par rapport à 5,8 pc - 6 pc en 2007. "Même dans le plus pessimiste scénario, 2008 ne peut pas être plus faible que 2007. Il n’y a pas d’éléments particuliers d’inquiétude à présent, par rapport à l’année passée, quand la sécheresse a en plus sévi", affirme, en outre, le président de la Commission Nationale des Projections (CNP), Ion Ghizdeanu. Il dit, également, que le ralentissement dans l’UE ou le renchérissement du pétrole brut sont les principaux risques susceptibles de mettre un frein à l’économie. Page visitée 176 fois. Version imprimable |
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