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Les Roumains sont plus endettés que les Américains


Le  mardi 15 juillet 2008

La part des taux de crédits dans les revenus totaux a atteint 16%, plus qu’aux États-Unis.

Avec une part des emprunts qu’ils doivent payer à la banque à 16% du revenu, les Roumains ont fini par être les clients les plus endettés des marchés matures d’Europe occidentale ou même plus que les Américains.

"Le taux d’endettement, 16%, est parmi les plus élevés, dépassant de nombreux pays en Europe et aux Etats-Unis", fait remarquer Razvan Munteanu, vice-président de la Banque Raiffiesen, responsable de la division commerce de détail.

À titre de comparaison, dans la zone euro, le taux de la dette n’est que de 10,4%, et aux États-Unis de 14%. Les Roumains sont mieux placés coté endettement seulement par rapport aux polonais, anglais et hollandais, qui allouent un cinquième des revenus sur les prêts bancaires.

La part représentée par le taux de la dette bancaire (qui cumule le crédit principal et les intérêts) du revenu a connu une croissance rapide au cours des dernières années, dans le contexte de l’expansion soutenue de crédit contractée par la population.

Les données montrent que non loin du début du début de l’année dernière, le taux d’endettement était seulement à 11%, en augmentation par rapport au niveau de 7% en décembre 2005.

Sergiu Oprescu, président exécutif d’Alpha Bank, souligne que, entre 2001 et 2007, le crédit de détail a doublé, en moyenne, chaque année. La population a atteint des dettes envers les banques à hauteur de 22,2 milliards d’euros, selon les données pour la fin d’avril. Razvan Munteanu signale que, bien que le niveau de 16% semble plus inquiétant, le marché local a certaines caractéristiques qui font que la population supporte plus facilement les dettes aux banques.

D’une part, sur le marché local, la plupart des gens possèdent des biens immobiliers dans le bâtiment dans lequel ils vivent, ceci concerne une part de plus de 90%. Ainsi, les Roumains ne doivent pas porter les dépenses des loyers, à la différence de clients dans les marchés occidentaux, où la part de ceux qui vivent dans leur propre maison est beaucoup plus faible.

"Il est également une importante part d’économie « grise », ce qui signifie qu’ils existent des revenus non déclarés. Corrigé avec ces revenus supplémentaires, le taux de la dette serait probablement inférieur de 13% », a déclaré Munteanu.

Toutefois, les données sont calculées comme une moyenne pour l’ensemble de la population, tandis que les données du Bureau de Crédit montrent que seulement quatre millions de Roumains ont actuellement contracté des prêts auprès des banques ou des sociétés de crédit à la consommation. En outre, le nombre total de comptes de crédit est de 6,6 millions d’euros, montrant ainsi que deux sur trois clients ont contracté plus d’un crédit.

Les banquiers sont encore optimistes quant au potentiel de développement du crédit à la population, étant donné que le marché local est encore derrière ceux de la région. La part du crédit non-gouvernementale sur le produit intérieur brut est désormais de 40%, la Roumanie étant proche de la Pologne. À la fin de l’année dernière, les crédits à la population ne représentaient que 18% du PIB, contre 22% en Pologne ou 54% dans la zone euro.

"Bien que le taux de croissance du crédit semble élevé, une vue d’ensemble montre que nous avançons conformément à la région", a souligné le vice-président de Raiffeisen. Le marché roumain du financement immobilier est encore derrière la région d’après la plupart des critères de comparaison.

Dans un autre ordre d’idées, Sergiu Oprescu affirme que l’exubérance de l’immobilier au cours des deux dernières années s’est estompée après les turbulences qui ont fait trembler les marchés financiers internationaux.

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Article paru dans Ziarul Financiar (Le Journal Financier), auteur Liviu Chiru, traduit du roumain par Investir-Roumanie.


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