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Le vice-gouverneur de la BNR, au sujet de la monnaie nationaleLe mercredi 16 janvier 2008Bucarest, 16 jan (Rompres) - La monnaie nationale - le leu - ressent ces jours une attaque spéculative qui a lieu dans un moment de faiblesse, d’accumulation de plusieurs mauvaises nouvelles concernant la Roumanie, mais la tendance à la dépréciation sera inversée, a affirmé le vice-gouverneur de la Banque nationale de Roumanie (BNR), Eugen Dijmarescu. Compte tenu des chiffres du marché des devises de ce début d’année, on observe que dans un nombre important de jours les transactions interbancaires ont dépassé celles avec les clients non bancaires, la conclusion étant qu’une attaque spéculative a lieu, a déclaré, le mardi 15 janvier, M. Dijmarescu, lors de la conférence Euromoney de Vienne. Selon le vice-gouverneur de la BNR, la situation demande l’utilisation aussi d’instruments différents des instruments traditionnels. M. Dijmarescu n’a pas donné des détails. "J’espère que nous allons corréler la stérilisation agressive sur le marché monétaire avec des actions du ministère de l’Économie et des Finances" (MEF), a-t-il dit. Il a mentionné l’intervention de mardi du MEF, qui a vendu des titres d’État, étant d’avis cependant que c’est toujours le MEF qui a injecté de la liquidité sur le marché en décembre dernier. M. Dijmarescu s’est déclaré inquiété des fluctuations du taux de change de cette dernière période, relevant que la BNR table sur l’inversion de cette tendance. Plusieurs mauvaises nouvelles se sont accumulées les derniers mois : le dérapage de l’inflation par rapport à la cible, la hausse du déficit extérieur, la production industrielle plus faible du mois de novembre. De plus, a précisé M. Dijmarescu, le déficit budgétaire pour l’année 2007, annoncé lundi par le ministre de l’Économie et des Finances, soit 2,4 pc par rapport à 2,8 pc du Produit intérieur brut (PIB), n’est pas une bonne nouvelle, car lui, il tablait sur un déficit de 1,9 - 2 pc du PIB. M. Dijmarescu a expliqué que l’inquiétude de la BNR liée au taux de change était due notamment au fait que la dépréciation du leu entraîne certainement des hausses des prix et met également en danger la cible d’inflation pour 2008. D’autre part, a-t-il déclaré, l’affaiblissement du leu peut contribuer à la baisse de l’"appétit" pour les importations. D’après le vice-gouverneur de la BNR, l’inflation pourrait revenir au IVe trimestre dans la bande de fluctuation aux alentours de la cible de 3,8 pc. Page visitée 226 fois. Version imprimable |
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