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Le retour à la réalité /éditorial économique/

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Bucarest, 20 déc/Rompres/ - Une semaine et demie avant l’adhésion à l’Union européenne, la Roumanie a un PIB en hausse, une monnaie nationale primée et une inflation en baisse et, même si la séparation du passé n’est pas totale, on assiste à un retour à la réalité - écrit dans Ziarul Financiar Adrian Vasilescu, conseiller du gouverneur de la Banque nationale de Roumanie /BNR/.

Selon lui, le retour à la réalité est marqué à présent par le développement d’un secteur financier de marché, déconcentré, ce qui est devenu possible parce que des banques "puissantes et profitables" sont apparues, en absence desquelles "l’économie réelle se serait désintégrée".

Se référant ensuite à l’évolution économique et financier-bancaire des 17 derniers ans, Adrian Vasilescu relève que "nous avons abandonné l’économie du type totalitaire, qui était très peu ou point familiarisée avec les risques : les salariés recevaient leurs salaires - insatisfaisants, mais sûrs ; l’argent et les prix étaient planifiés et mimaient la stabilité ; les entreprises n’étaient menacées ni par le chômage ni par des faillites". La déconcentration de l’économie, qui a eu lieu graduellement dès 1990, a placé au premier plan "la décentralisation des risques" sans lesquels "on n’aurait pas réussi à passer en bonne mesure de l’économie émotionnelle, fondée sur des critères idéologques, à l’économie rationnelle".

L’état caractéristique à la Roumanie dans la période de l’économie du type totalitaire représente en échange "une évasion de la réalité", dont le résultat concret était des magasins vides, "au moins quant aux biens de consommation". "Les banques ont appris peu à peu à allouer de l’argent seulement à des actions profitables", continue Adrian Vasilescu, estimant que "dans cette décision des banques la politique et les options de protection sociale n’ont pas de raisons pour s’impliquer".

"Le banquier ne peut pas avoir de loi plus importante que le profit, même risquant d’être haï par toute la société. Dans ce secteur on n’opère pas avec des sentiments, des arguments de protection sociale, mais seulement avec des raisonnements secs, de profit", relève le conseiller du gouverneur de la BNR.

Celui-ci dit en conclusion que "le rôle du banquier est de faire de l’argent et non d’en perdre ; par la suite, une somme qui lui est confiée doir être accrue. Il serait donc absurde que, pour ce service fait à la société, à l’économie réelle ou à la population, les banques ne soient pas recompensées". ROMPRES


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