|
||||||
|
Vous êtes dans Accueil
→ Actualités
→ Archives actualités
→ Archives actualités Février 2007
Le plus ancien musée de Roumanie prépare le premier marathon des expositions
Le jeudi 22 février 2007
![]() Bucarest, 22 fév /Rompres/ - Le plus ancien musée de Roumanie, le Musée national Brukenthal de Sibiu, prépare pour dimanche, 25 février, un vrai marathon des expositions, à l’occasion du 190ème anniversaire de son ouverture. Le premier vernissage aura lieu dimanche, au Musée de la Chasse "August von Spiess", qui sera rouvert au public, pour la première fois cette année. Le musée a été fermé en vue de la rénovation en octobre 2005. Le Musée de la Chasse a été ouvert au public en 1966 et réorganisé en 1981 dans la Maison Spiess. La collection comprend près de 1500 pièces, trophées autochtones et exotiques, des armes divers et des accessoires de chasse, provenant, pour la plupart, de trois collections importantes : "August von Spiess", "Emil Witting" et la Collection de la "Société transylvaine de Sciences naturelles de Sibiu". Toujours dimanche, le vernissage de l’exposition "Vieux tapis turcs dans des collections transylvaines" aura lieu au Palais Brukenthal. Les tapis originaires d’Anatolie représentent le plus important témoignage de l’art ottoman préservé dans cette partie de l’Europe, grâce à un processus complexe, à caractère unique. Nulle part, au sud ou au nord du Danube, on ne connaît un phénomène de pareille ampleur. Ces tapis représentent également un des éléments importants du Patrimoine national de la Roumanie. L’exposition mettra l’accent sur cet intéressant phénomène inter-culturel : la présence des tapis ottomans (destinés souvent à la prière) dans les églises réformées. Grâce à l’exposition, à son catalogue, aux visites guidées, aux films, le grand public et les spécialistes obtiendront des informations sur la spécificité, l’originalité et la valeur exceptionnelle des tapis orientaux de Transylvanie. La troisième exposition ouverte dimanche sera organisée par le Musée d’Histoire, "Samuel von Brukenthal. Homo europaeus (1721-1803)". Si l’exposition homonyme, ouverte au Palais, le 8 février, était consacrée aux préoccupations de collectionneur du baron, cette exposition sera dédiée au côté officiel - public, économique et culturel - de la vie de Samuel von Brukenthal. Les documents présentés mettent en relief quelques préoccupations de la vie publique du baron, telles le mémoire sur le système d’imposition ou le projet d’une université protestante à Sibiu. Il a été fortement préoccupé de la qualité de l’enseignement secondaire de Sibiu, réussissant à faire augmenter le salaire du personnel pédagogique. La Transylvanie a connu pendant la vie de Brukenthal la révolte dirigée par Horea, Closca et Crisan (1784), l’arrivée des immigrants d’Autriche (1774), la création des régiments frontaliers (1779). Peu connu est le fait que Brukenthal a privilégié le développement économique, fondant en 1769 la Commission commerciale et l’Association agricole. Les premières pommes de terre ont été semées sur les terrains de son domaine d’Avrig en 1776. Il a encouragé l’importation de nouvelles races de bétail, plus productives, important des béliers d’Espagne. Il a répondu à la sollicitation du roi de Naples de lui envoyer quelques exemplaires de buffles blancs de sa ferme d’Ucea, mentionnant qu’il était le seul éleveur de buffles blancs de Transylvanie. Les expositions "Armes et armures de la Collection du Musée national Brukenthal" et "Lapidarium romain" seront ouvertes dimanche. La collection d’armes et d’armures comprend le fonds de la Salle des Armes de la ville de Sibiu (Statdische Rüstkammer) fondée en 1872, le fonds de la Société transylvaine des Monts Carpates, fondé en 1880, le fonds qui a appartenu à l’ancien Musée Astra et le fonds donné en 1919 par le Commandement des troupes de Transylvanie. La collection réunit toutes les catégories d’armes (offensives, de défense individuelle, de feu etc.), datant du Haut Moyen Âge jusqu’au début du XXème siècle. De nombreuses armes ont été créées par des armuriers fameux (Cominazzo, Kuchenreuter, Francino, Zanoni, Schirmer, Hauer etc.). L’exposition "Lapidarium romain" représente une autre première. Pour la première fois depuis la création de la collection de pièces de pierre est aménagé un espace dédié en exclusivité à ce but - le Lapidarium, aménagé dans le sous-sol du musée d’Histoire. Cette exposition comprend quelques dizaines de pièces, datant des IIème -IIIème siècles apr. J.-Ch., structurées sur plusieurs catégories. Il faut ajouter la reconstitution d’un temple, la deuxième de cette nature d’Europe. Tous les exposés appartiennent à l’époque romaine : des pièces honorifiques, votives (dédiées aux dieux), funéraires, ainsi que la reconstitution d’un temple du dieu Mithra (Mithraeum) et les pièces liées au culte de Jupiter. Page visitée 107 fois. Version imprimable |
||||||
|
|
||||||