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Le passage à l’euro aura lieu en Roumanie dans la période 2012-2014, estime le gouverneur de la BNR, Mugur Isarescu
Le jeudi 18 mai 2006
Bucarest, 18 mai/Rompres/ - Le passage à l’euro en Roumanie aura lieu dans la période 2012-2014, déclare le gouverneur de la Banque nationale de Roumanie (BNR), Mugur Isarescu, mais cela présuppose la récupération des décalages à l’égard de la zone euro, note Ziarul Financiar paru jeudi. La BNR renoncera au cadre de ciblage de l’inflation en 2010-2012 lorsque la Roumanie entrera dans le mécanisme des taux de change européen ERM II, dit encore le gouverneur de la BNR. "L’existence du ciblage de l’inflation avec un objectif explicite de cours est au moins problématique, sinon fatale. Lorsque nous adopterons l’ERM II, il faudra renoncer, au moins officiellement, au ciblage de l’inflation", a déclaré Isarescu au séminaire "La Roumanie 2010. Le business plan pour les cinq années qui viennent". Le mécanisme ERM II présuppose, pour une période déterminée (au moins deux ans), que le cours de change oscille de +/- 15% par rapport à un niveau central agréé avant l’adoption de la monnaie unique. "La stabilité des prix doit être quelque chose de naturel dans cette période. Le cours devra avoir une marge libre qui ne signifie cependant pas fluctuant", a déclaré Isarescu qui considère qu’entre-temps le régime de ciblage de l’inflation peut assurer une convergence avec les standards de l’UE. D’autre part, considère le gouverneur de la BNR, pour un pays de petites dimensions et avec une économie ouverte, comme c’est le cas de la Roumanie, il est impossible que l’évolution du cours de change n’ait pas d’influences sur les prix internes. La BNR a opté en 2005 pour le passage au régime de politique monétaire de ciblage de l’inflation, mais dans une variante "soft" dans le cadre de laquelle sont visés aussi d’autres indicateurs, tels que le cours de change. Avant l’entrée dans le mécanisme ERM II, il faudra cependant consolider une inflation baisse qui, suivant les critères de convergence, ne peut pas dépasser plus de 1,5 % la moyenne enregistrée par les trois États membres de l’UE les plus performants. En ce qui concerne la période post-adhésion à l’UE, le gouverneur de la BNR a énuméré quatre définis dans le cadre du processus de désinflation, à savoir les pressions créées par le mouvement des prix relatifs, la poursuite des corrections appliquées aux prix administrés (notamment les prix de l’énergie), la poursuite de l’expansion de la demande interne et des chocs externes, note encore Ziarul financiar. Page visitée 851 fois. Version imprimable |
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