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Le partenariat roumano-français doit devenir stratégique

Le  mardi 15 janvier 2008
 

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Bucarest, 14 jan (Rompres) - Le principal sujet des entretiens du président de la France, Nicolas Sarkozy, avec celui de la Roumanie, Traian Basescu, lors de la visite que le chef de l’État français effectuera à Bucarest, le 4 février, sera la transformation du partenariat spécial roumano- français en partenariat stratégique, a déclaré le ministre roumain des Affaires étrangères, Adrian Cioroianu, pour la Rompres.

"Le moment est venu de transformer le partenariat spécial entre les deux pays, existant depuis dix ans, en partenariat stratégique", a affirmé M. Cioroianu, à l’issue de la visite de travail de deux jours dans la capitale de la France.

Le ministre a ajouté que les sujets d’intérêt commun dans le cadre de cette formule de coopération renouvelée seraient l’énergie, l’agriculture, le système européen de défense, ainsi que d’autres sujets consonants avec les objectifs du mandat de la présidence européenne, que la France détiendra dans la seconde moitié de l’année.

Selon le chef de la diplomatie roumaine, à l’issue des entretiens avec son homologue français, Bernard Kouchner, la date de 4 février a été annoncée, dans une déclaration de presse conjointe, pour la visite du président de la France à Bucarest.

M. Cioroianu a eu également des discussions avec son homologue français au sujet de la préparation d’une visite à Paris du Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, visite que la partie roumaine souhaite avoir lieu ce printemps, jusqu’au mois de juin, lorsque la France prendra la présidence de l’UE. À l’occasion de cette visite sera abordé notamment le développement des relations économiques bilatérales.

"La France est le troisième partenaire économique de la Roumanie. Pourtant, cette relation économique est inférieure aux possibilités économiques des deux pays", a été d’avis M. Cioroianu.

L’officiel roumain a relevé que son entrevue avec M. Kouchner a porté également sur l’approche de la France concernant la politique commune européenne d’immigration.

"La France, ainsi que d’autres États, par exemple l’Espagne, envisagent une politique européenne en matière d’immigration, mais il faut comprendre que ce projet ne pose pas de problèmes à la Roumanie. Le modèle du décret italien ne sera pas suivi, et j’ai souligné nettement que cette politique ne se réfère pas à la Roumanie ou à la Bulgarie, pays membres de l’UE, mais aux immigrés hors de l’Union. À l’intérieur de l’UE il n’y a pas d’immigration, bien qu’en Roumanie existe cette crainte que le projet français ne se réfère pas aux travailleurs roumains", a-t-il déclaré.

D’après M. Cioroianu, la question de l’immigration a été évoquée tant par lui, dans l’interview accordée au quotidien français "Le Monde", que par M. Kouchner, lors de la déclaration de presse programmée à l’issue des entretiens du vendredi 11 janvier.

M. Cioroianu a relevé qu’il avait abordé avec M. Kouchner le sujet des objectifs futurs de la présidence française de l’UE, la Roumanie étant particulièrement intéressée par l’idée du président Sarkozy concernant la garantie, dans le cadre de l’Union, d’une égalité entre les pays fondateurs et les nouveaux entrés. L’officiel roumain a demandé à son homologue que la France accorde, en tant que détentrice de la présidence de l’UE, la même attention, sinon plus grande, à la région de la mer Noire, à l’instar de l’Allemagne et du Portugal, qui ont détenu en 2007 ce mandat.


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