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Le niveau du taux unique d’imposition, un problème
Le vendredi 9 mars 2007
![]() Bucarest, 9 mars(Rompres) - Les experts du Fonds monétaire international (FMI), qui sont en Roumanie dès le 21 février pour faire une évaluation annuelle de la situation de l’économie roumaine, ont bouclé le 7 mars la série des entretiens avec les autorités de Bucarest. Même si les entretiens ont été positifs, selon le ministre des Finances publiques, Sebastian Vladescu, les représentants du FMI ont fait état de leurs doutes quant à la présentation des indices macroéconomiques faite par les officiels roumains, est-il dit dans l’éditorial de ce vendredi du quotidien Economistul. Les résultats des entretiens relèvent que le FMI a des estimations différentes de celles du gouvernement roumain ; c’est la raison pour laquelle les experts du Fonds ont fait des appréciations et recommandations. "La constatation la plus importante - relève l’éditorialiste - est que les autorités roumaines ne savent pas jusqu’à quel niveau peuvent avancer les impôts et les taxes pour éviter des déficits dangereux du budget. Cette constatation est mise au compte du niveau du taux unique d’imposition de 16 pc, avec lequel le FMI n’a pas été d’accord dès son introduction, en 2005, par l’actuel exécutif." Les experts du FMI acceptent que ce n’est pas le taux unique qui est le problème, mais son niveau. Des États existent en Europe qui ont un taux unique d’imposition des revenus, mais plus grands (Rép. tchèque - 19 pc, Estonie - 22 pc) qu’en Roumanie qui a le niveau le plus bas. Un tel niveau d’imposition, expliquent-ils, peut diminuer les recettes et augmenter le déficit du budget. Dès que ce taux unique a été introduit, sa contribution au PIB a baissé, le danger existant de baisser davantage s’il est maintenu. Outre le taux unique d’imposition ont été dépistés d’autres indices macroéconomiques dont l’inflation et le déficit du compte courant, en hausse, parallèlement à un ralentissement du progrès du PIB. Les experts du FMI estiment ainsi une majoration en 2007 du PIB inférieure à 7,7 pc (estimation du gouvernement), une inflation de 5,5 pc, contre 4,5 pc estimé par la partie roumaine. En fin des comptes, "la Roumanie ne se confronte pas à des risques macroéconomiques très importants, mais le déficit du compte courant reste une source d’inquiétude", a relevé le négociateur en chef pour la Roumanie, Emmanuel van der Mensbrugghe. Le renoncement à l’accord stand-by l’été dernier n’a pas signifié l’interruption des relations avec cette institution, critiquée les derniers ans pour les recommandations standards faites aux pays membres, sans tenir compte de la spécificité nationale des économies de ceux-ci. "Au contraire, une relation normale avec le FMI est maintenue et c’est très bien parce que le Fonds a des leviers par lesquels il peut influencer la position de l’économie voire du pays sur le marché international", dit l’auteur de l’éditorial. Page visitée 49 fois. Version imprimable |
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