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Le message des travailleurs roumains présenté au plénum de la 96e session de l’OIT
Le jeudi 14 juin 2007
Bucarest, 14 juin /Rompres/ - Le président de la Confédération nationale des syndicats (CNS) Cartel Alfa, Bogdan Iuliu Hossu, a transmis le message des travailleurs roumains aux plus de 3 000 délégués présents à la Conférence Internationale du Travail, dont les travaux se déroulent du 31 mai - 15 juin, à Genève. Représentant les intérêts des travailleurs roumains, Bogdan Iuliu Hossu, président de la CNS Cartel Alfa, s’est adressé jeudi aux plus de 3 000 délégués de 180 pays membres de l’Organisation internationale du Travail (OIT), en qualité de chef de la délégation des syndicats roumains aux travaux de la 96e session de l’OIT. L’événement, qui se déroule annuellement, a une importance particulière pour la réglementation et le fonctionnement des relations de travail au monde entier, étant un lieu de rencontre des patronats, des syndicats et des gouvernement. Cette année, les discussions ont été axées sur la discrimination et l’égalité au lieu de travail, ainsi que sur une série d’autres problèmes tels que le travail décent, le travail des enfants dans l’agriculture, le travail forcé, la durée du travail, la promotion du développement durable des entreprises. Dans son intervention, Bogdan Iuliu Hossu s’est référé aux progrès enregistrés par la Roumanie dans la lutte contre la discrimination par la création du Conseil national de lutte contre la discrimination et par l’adaptation du cadre législatif aux réglementations internationales en la matière. "Cependant, le problème qui persiste en Roumanie, tout comme dans d’autres pays, est lié à l’application des lois", a affirmé le leader de la CNS Cartel Alfa. Parmi les formes de discrimination auxquelles les Roumains sont confrontés, liées notamment au sexe, à l’âge ou à l’ethnie, il faut mentionner aussi l’appartenance au syndicat. "Il y a de nombreuses situations, notamment dans le cas des entreprises privées, lorsque nos membres sont obligés de choisir entre le syndicat et le lieu de travail", a déclaré Bogdan Hossu. Par ailleurs, "il y a des lois discriminatoires, comme par exemple la loi sur la retraite, qui établit injustement et sans justification des différences insurmontables entre les diverses catégories de retraités, entre les hommes et les femmes". Dans ce contexte, les syndicats roumains ont un rôle important dans la lutte contre toute forme de discrimination et leurs efforts doivent s’inscrire dans un programme antidiscrimination cohérent, commun pour toutes les confédérations syndicales, selon le message. Le représentant des travailleurs roumains a mentionné aussi la plainte formulée contre le gouvernement par plusieurs confédérations syndicales de Roumanie sur la violation systématique du droit à la grève, stipulé par la Convention 87 ratifiée par la Roumanie en 1957, plainte discutée dans le cadre de la commission pour les normes de l’OIT, commission chargée de vérifier la modalité d’application des conventions de l’OIT. À la suite de l’analyse des documents et des arguments des syndicats, ainsi que des réponses du gouvernement roumain, les experts de l’OIT ont demandé à l’exécutif roumain de modifier la loi 168/1999 portant sur les conflits du travail avant septembre. Par ailleurs, la commission d’experts enverra en Roumanie une mission technique de l’OIT pour vérifier le respect de la législation du travail et surveiller pendant trois ans la Roumanie dans ce domaine. Page visitée 233 fois. Version imprimable |
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