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→ Archives actualités Décembre 2007
Le chef économiste de la BNR se prononce en faveur de la poursuite des réformesLe mardi 11 décembre 2007Bucarest, 10 déc /Rompres/ - L’évolution de l’inflation en Roumanie en 2007 et la poursuite des réformes économiques après l’adhésion de la Roumanie à l’UE sont abordées par le chef économiste de la Banque Nationale de Roumanie (BNR), Valentin Lazea, dans une interview accordée à la publication Saptamana financiara. Une grande part des chocs inflationnistes de 2007 provient du milieu extérieur - la hausse du prix du pétrole, les turbulences sur les marchés financiers développés, la sécheresse prolongée qui a affecté de grandes parties du continent -, souligne l’officiel de la BNR, tout en rappelant que dans d’autres pays de la zone, également, la cible en matière d’inflation sera dépassée de la moitié environ de la valeur initiale, pour des causes exogènes, tout comme en Roumanie. Toutefois, ajoute Valentin Lazea, il y a eu aussi des causes internes du dépassement du taux d’inflation, comme les hausses salariales de plus de 20 pc qui ont à leur tour un lien avec un marché non structuré du travail. A la question de savoir s’il est d’accord avec l’opinion selon laquelle, du point de vue économique, l’adhésion de la Roumanie a été prématurée, Valentin Lazea répond comme suit : "Un pays dont le revenu par habitant se situe à un peu plus d’un tiers de la moyenne de l’UE, dont 35 pc de la main d’oeuvre travaillent dans l’agriculture (par rapport à 5 pc environ dans l’UE), un pays où la consommation de l’énergie dans la production reste intensive, 4-5 fois supérieure aux pays partenaires, a clairement besoin (et cela était clair dès le début) de poursuivre à rythme soutenu, de nombreuses années encore, le processus d’ajustement économique. Il était évident, de même, que la libéralisation complète des mouvements de capital, demandée par l’UE comme condition préalable de l’adhésion, devait créer de grands problèmes dans un pays qui fait des efforts pour stabiliser le taux d’inflation et le déficit du compte courant. Tout cela ne signifie pas que la Roumanie devait attendre à l’extérieur de l’UE de résoudre ces problèmes. Souvent, l’ajustement revêt un caractère endogène, c’est-à-dire il a lieu plus facilement à l’intérieur du ’club’ qu’à son extérieur". D’autre part, le point de départ pour la Roumanie est beaucoup plus bas, au sens que son économie en 1997, par exemple, était incomparablement moins structurée que l’économie dans les pays de l’Europe centrale, constate le chef économiste de la BNR. "Attirée par l’aimant de l’adhésion à l’UE, la Roumanie a fait, ces dernières dix années, plus de réforme (et non pas moins) que les pays en question", dit-il. Le fait qu’elle a encore un décalage à rattraper signifie que l’effort ne doit pas cesser par l’adhésion à l’UE, mais doit être continué en vue d’atteindre un seuil qualitativement nouveau, celui de membres de la zone euro. "Si nous y arrivons en même temps environ que la République tchèque, la Pologne et la Hongrie cela signifiera que le décalage initial aura été éliminé en grande partie", relève, en conclusion, Valentin Lazea. Page visitée 149 fois. Version imprimable |
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