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Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu invoque la réaction de l’Allemagne en faveur de la taxe d’immatriculation des voitures

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Bucarest, 7 fév /Rompres/ - Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a invoqué, mercredi, pour justifier le maintien de la taxe d’immatriculation des voitures, la réaction de la chancelière fédérale allemande, Angela Merkel, de protection de l’industrie allemande de l’automobile par rapport aux intentions de la Commission européenne d’imposer une limite des émanations toxiques des voitures.

’’Dès la manifestation publique de cette intention de Bruxelles, les cinq constructeurs allemands d’automobiles ont envoyé une note à Mme la chancelière selon laquelle la mise en oeuvre de cette mesure pourrait entraîner la perte de dizaines de milliers d’emplois et Mme Merkel, tout de suite, le lendemain, a dit que le point de vue des constructeurs allemands était correct et qu’elle le soutiendrait’’, a relevé le Premier ministre Popescu-Tariceanu.

’’Chaque pays défend ses intérêts quand il s’agit d’emplois, d’implications économiques. Donc, vous voyez que les pays membres n’évitent pas de défendre leur point de vue devant la Commission européenne qui est un interlocuteur avec des arguments, mais cela ne signifie pas que si Bruxelles dit une chose, cette chose soit indiscutable’’, a souligné le Premier ministre Popescu-Tariceanu.

Sa position annonce des négociations serrées entre l’équipe d’experts de la Commission européenne qui effectuera une visite en Roumanie le 19 février pour discuter avec les experts du Ministère des Finances de la taxe d’immatriculation appliquée en Roumanie aux voitures d’occasion importées des pays membres de l’UE.

La taxe sur la première immatriculation a été introduite au début de cette année par les autorités de Bucarest, qui ont affirmé qu’elles voulaient limiter l’importation de voitures polluantes, après l’adhésion de la Roumanie à l’UE. La Commission européenne a critiqué, néanmoins, la taxe, en considérant comme une discrimination le niveau élevé de celle-ci pour les voitures vieilles d’importation. Le ministre des Finances, Sebastian Vladescu, a déclaré, il y a trois semaines, que le niveau de la taxe d’immatriculation serait réduit à la suite des discussions avec les représentants de la Commission européenne. Le commissaire européen à la fiscalité, Laszlo Kovacs, a présenté l’intention de la Commission européenne de réglementer une taxe de protection écologique censée remplacer d’ici 2009 les actuelles taxes d’immatriculation dans les pays membres.


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