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Le PSD demande la démission d’honneur du gouvernement

Le  mardi 12 février 2008
 

Bucarest, 11 fév (Rompres) - Le Parti social-démocrate (PSD, opposition) demande la démission d’honneur du gouvernement Tariceanu, principal responsable, aux côtés du chef de l’État, du blocage économique, social et constitutionnel dans lequel se trouve la Roumanie, a déclaré ce lundi le président de la formation, Mircea Geoana.

Les modalités par lesquelles le gouvernement Tariceanu pourrait présenter sa démission ont été d’ailleurs le seul sujet à l’ordre du jour de la séance hebdomadaire du Bureau permanent national (BPN) du PSD, a relevé M. Geoana, qui a accusé "un état de crise généralisée et de blocage, produit par le président Traian Basescu et le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu".

"Si la démission d’honneur du gouvernement a lieu de manière naturelle et logique, nous discuterons des élections anticipées et du devancement du calendrier des élections législatives, vers la période des élections municipales. Sinon, après avoir analysé dans le forum du parti les réactions des acteurs politiques, nous verrons quelle sera la voie à suivre. La situation actuelle ne peut plus continuer, le blocage sévère risque de gaspiller les années d’intégration européenne", a expliqué M.  Geoana.

Selon lui, le PSD n’a pas discuté, pour l’instant, de l’introduction d’une motion de censure, mais seulement "de la nécessité de trouver une variante politique pour sortir d’un blocage complet de la société roumaine".

"Le PSD n’est pas le seul qui a l’obligation de venir avec une solution pour sortir de cette impasse provoquée en Roumanie par les régimes de droite. Nous ne pouvons pas continuer, c’est un gouvernement sans soutien au Parlement, avec des difficultés, un pouvoir de droite en conflit permanent. (...) La Roumanie se trouve à ce moment dans un blocage politique, institutionnel, constitutionnel, économique et social. Le programme du gouvernement de l’Alliance D. A. (Justice et Vérité, formée en 2004 du Parti national libéral et du Parti démocrate - ndlr) et du régime Basescu - Tariceanu est arrivé, pratiquement, à sa fin", a affirmé le leader du PSD.

M. Geoana a précisé que le BPN avait analysé, dans la séance hebdomadaire, "toutes les alternatives possibles pour sortir de la grave crise qui risque de renforcer les dérapages sociaux et économiques et d’affecter la réputation internationale de la Roumanie".

"Dans un pareil moment, lorsque le PSD annonce le plus clairement possible qu’il ne votera au Parlement aucune restructuration proposée par le gouvernement Tariceanu et qu’il ne votera aucune loi proposée par l’actuel pouvoir, nous constatons quelque chose que, dans une démocratie fonctionnelle, même les acteurs de l’actuel pouvoir de droite devraient comprendre. La solution que nous envisageons pour sortir de ce blocage politique et constitutionnel est la démission d’honneur du gouvernement Tariceanu et l’identification des solutions par lesquelles les citoyens de la Roumanie peuvent donner au pays la chance d’un nouveau commencement", a précisé M. Geoana.

D’après lui, la démission d’honneur du gouvernement est une des variantes analysées dans la séance du BPN, et elle "devrait représenter une solution dans un État démocratique normal".

"Pour arriver à une conclusion finale et à une décision finale, nous avons décidé de convoquer d’urgence le Comité exécutif national pour le mercredi (le 13 février - ndlr). Nous aurons dans cette période des discussions avec les organisations départementales et avec tous ceux qui pourraient contribuer, sur le plan intérieur et extérieur, au déblocage d’une situation qui risque à mener la Roumanie dans une direction extrêmement fausse et dangereuse. Nous sommes, en fait, à la fin du régime de l’Alliance D.A., à la fin du régime Basescu-Tariceanu. La seule solution est de pouvoir clarifier le spectre politique, d’avoir le courage de pouvoir donner aux Roumains le droit fondamental d’élire la direction qu’ils souhaitent pour les années à venir. (...) Nous avons également évoqué d’autres variantes, mais toutes partaient de l’hypothèse qu’il n’y a pas de soutien au Parlement de la Roumanie pour l’actuel gouvernement", a conclu le président du PSD.


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