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Le Japon souhaite financer les travaux d’édification d’une nouvelle ligne du métro bucarestois

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Tokyo, 22 fév/Rompres/ - Japan Bank for International Cooperation (JBIC) se déclare intéressée à financer avec un taux important les travaux du projet-pilote concernant l’édification d’une nouvelle ligne du métro bucarestois.

Le Premier ministre roumain Calin Popescu-Tariceanu, qui effectue ces jours-ci une visite officielle au Japon, s’est entretenu mercredi avec Kyosuke Shinozawa, gouverneur de la JBIC. Ce dernier a montré que l’établissement financier qu’il dirige s’intéressait à ce projet, étant donné son impact favorable sur l’environnement.

La municipalité de Bucarest envisage l’édification d’une ligne de métro longue de 15 km, reliant la Capitale à l’aéroport international Henri Coanda.

Pendant ses discussions à Tokyo, Calin Popescu-Tariceanu a également présenté l’intérêt de la Roumanie pour un élargissement des projets de coopération visant à la diminution du risque sismique des bâtiments, vu l’expérience du Japon dans la matière. Il a apprécié le fait que l’assistance nippone de jusqu’à maintenant a impulsé les réformes en Roumanie, y compris celles liées à l’adhésion du pays à l’Union européenne (UE). La JBIC a offert de l’assistance financière à une série de projets parmi lesquels la réalisation du terminal de conteneurs dans le port de Constanta (sud-est, sur la mer Noire), la réhabilitation de la Route nationale no 6, la modernisation de la Centrale thermique de Turceni.

La visite du Premier ministre roumain au Japon a un important côté économique, M. Tariceanu devant rencontrer les représentants de plusieurs compagnies nipponnes importantes. Lors de son entretien au siège de la compagnie Honda, M. Tariceanu a exprimé l’intérêt de la Roumanie pour la présence du producteur japonais sur le marché roumain. Calin Popescu-Tariceanu a participé, à l’invitation du Comité économique mixte, qui réunit de grands trusts japonais, à un déjeuner de travail en compagnie des membres de direction de cette structure. Pendant les discussions, M. Tariceanu a souligné que le nouveau statut de la Roumanie, de pays membre de l’UE, encourageait les échanges commerciaux dynamiques entre les deux pays. Parmi les avantages mentionnés par M. Tariceanu, il figure le rythme de la croissance économique, soutenu par le taux unique d’imposition et par le bas niveau de la dette publique ainsi que la dimension du marché roumain, la Roumanie étant, quant à ses dimensions, le septième pays de l’UE.

L’officiel roumain s’est référé à quelques-uns des importants domaines de collaboration dont l’industrie automobile et de composants automobiles, les domaines énergétique, des TI, de la recherche-développement. Concernant le domaine énergétique, M. Tariceanu a relevé que la Roumanie jouissait des ressources importantes telles le charbon et l’uranium et qu’elle avait aussi des réserves de pétrole et de gaz naturels.

La position géographique de la Roumanie, au bord de la mer Noire, est un autre avantage, a encore montré Calin Popescu-Tariceanu. Les hommes d’affaires japonais participant au déjeuner de travail ont pour leur part exprimé leur intérêt pour le marché roumain.

La visite de Calin Popescu-Tariceanu au Japon est la première qu’un chef de gouvernement de Bucarest y fait depuis l’établissement, il y a 100 ans, des relations bilatérales. Elle représente aussi le premier contact à haut niveau entre la Roumanie et une puissance asiatique d’importance stratégique après l’adhésion de ce pays à l’UE.

Le volume des échanges commerciaux bilatéraux est qualifié de modeste par rapport au potentiel existant. Les échanges commerciaux se sont élevés en 2005 à plus de 662 millions de dollars dont 78,9 millions - les exportations roumaines et 583,9 millions de dollars - les importations roumaines. Les principaux articles exportés par la Roumanie vers le Japon ont été : demi-produits en bois - 59,7 millions de dollars, machines et équipements, produits chimiques, produits métallurgiques, véhicules de transport, articles de maroquinerie.

Les importations en provenance du Japon ont consisté en : machines et équipements - 308 millions de dollars, véhicules de transport, appareils optiques et de photo, articles métalliques, matériaux plastiques, produits chimiques et textiles. Les investissements japonais en Roumanie s’élèvent à 300 millions de dollars seulement. Le Japon a exporté vers la Roumanie surtout des matériaux nécessaires aux compagnies japonaises qui travaillent dans ce pays (soit 40-60% du total). Après traitement, les produits sont exportés habituellement vers l’UE. Le principal problème, signalé par les investisseurs nippons en Roumanie, est l’infrastructure du transport ainsi que l’embauche d’une main d’ouevre hautement qualifiée, compte tenu que quelques millions de Roumains sont partis travailler à l’étranger, en Espagne et en Italie.

Selon les données fournies par le ministère roumain des Affaires étrangères, en Roumanie il y a 13 fabriques nipponnes et 177 compagnies à capital japonais, des PME pour la plupart.

Au Japon, la Roumanie est présente dans le domaine des produits de beauté. Un premier réseau de distribution des produits cosmétiques à base de Gerovital et de G-Plant a été ouvert en 2005.


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