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La solution vis-à-vis des roms d’Italie revient à la Commission européenneLe lundi 5 novembre 2007![]() Bucarest, 5 nov(Rompres) - Le chef du Département d’Affaires européennes, le secrétaire d’État Adrian Ciocanea, a déclaré ce lundi que "ce serait une erreur" si la Roumanie sollicitait à la Commission européenne de régler le problème des roms d’Italie et qu’il serait souhaitable que l’exécutif communautaire fasse une proposition à cet égard, vu que le sujet était de nature européenne. Pour ce qui est du récent décret italien - qui prévoit que les citoyens de l’Union européenne et leurs familles qui ont obtenu le droit de séjour permanent peuvent être chassés du territoire de l’État "pour des raisons graves d’ordre public ou de sécurité publique" -, Adrian Ciocanea a relevé que l’expulsion ne pouvait pas se faire immédiatement, une décision étant nécessaire pour chaque cas individuel et les raisons pour lesquelles une telle démarche a lieu devant être claires. Le chef du DAE a expliqué que les citoyens roumains expulsés pouvaient porter plainte à la commission pour saisines de la Commission européenne pour montrer que les raisons invoquées dans leur cas ne se retrouvaient pas dans le syntagme "raisons graves d’ordre public ou de sécurité publique". "Le maire de Rome a réussi à mettre en difficulté deux gouvernements et la Commission européenne", a affirmé Adrian Ciocanea, précisant que, dans le cas de Bucarest, "l’état d’inconfort" provenait du fait qu’en mai 2007 les autorités roumaines avaient entamé un processus de renégociation des accords de réadmission avec les États membres de l’UE. "Ces accords entrent sous l’incidence de la législation internationale et chaque État membre est souverain et, à cause de cette situation (le crime commis en Italie par un citoyen roumain d’ethnie rome - ndlr), les pays de l’UE auront des réserves lors des discussions, ce qui signifiera le ralentissement de tout le processus", a expliqué le secrétaire d’État. Quant à la Commission européenne, a-t-il ajouté, les inconvénients consistent, d’une part, dans le fait qu’elle se confrontera à un grand nombre de plaintes des ressortissants roumains qui feront l’objet de l’expulsion et, de l’autre, que, "parlant d’immigrants et ethnie (rome - ndlr), une question délicate est atteinte, à savoir celle des roms qui créeront de l’inconfort à l’exécutif communautaire parce que ceux-ci représentent un problème communautaire". Page visitée 32 fois. Version imprimable |
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