|
||||||
|
Vous êtes dans Accueil
→ Actualités
→ Archives actualités
→ Archives actualités Juin 2007
La conduite du type européen envers les minorités nationales ne se retrouve pas dans des États voisins de la Roumanie
Le jeudi 7 juin 2007
Bucarest, 7 juin(Rompres) - Le modèle roumain de protection des minorités nationales, bien que reconnu dans le plan européen, ne se retrouve pas dans des États voisins de la Roumanie dont la Serbie, l’Ukraine ou la Hongrie, où d’importantes minorités roumaines existent, a affirmé le président Traian Basescu ce jeudi, dans le discours prononcé en ouverture de la Conférence de l’OSCE visant le combat contre la discrimination et la promotion du respect et de l’entente mutuelle. Le chef de l’État a relevé que "chaque gouvernement de l’aire de l’OSCE a le devoir de mettre en place des mécanismes nationaux, destinés à combattre la discrimination et à promouvoir le respect mutuel", de tels mécanismes pouvant être consolidés aussi par le lancement d’initiatives diplomatiques au sommet, censées maintenir la coopération européenne et internationale dans ce domaine. Traian Basescu a mentionné que, "outre certaines évolutions notables dans le domaine des droits de l’homme et de la liberté de la personne, on déplore le fait que les manifestations d’intolérance et discrimination n’ont pas diminué suffisamment les derniers ans". "Des attitudes racistes, xénophobes, antisémites, négationnistes sont apparues dans divers milieux sociaux, y compris dans des pays ayant d’anciennes traditions démocratiques. Les citoyens roumains ont été parfois source, parfois cible d’attitudes pareilles. Des campagnes de presse ont trouvé dans la présence de communautés roumaines de divers pays d’Europe une source de spéculation alarmiste et d’incrimination collective. De telles campagnes de presse sont difficile à expliquer à l’opinion publique interne. Mais je suis sûr que le retour de la Roumanie dans le cadre de la famille européenne unie garantira la dignité de chacun de mes concitoyens. Nous avons le droit et le devoir à la fois de redécouvrir l’orgueil de la propre identité dans la diversité culturelle de notre continent", a dit le président Basescu. Le chef de l’État a relevé dans ce contexte que les mesures pour le combat contre la discrimination des tziganes étaient gérées par l’activité de l’Agence nationale pour les Roms, subordonnée au gouvernement roumain. "En 2001 a été promue une stratégie gouvernementale pour l’amélioration de la situation des roms et, dans le plan international, la Roumanie soutient et participe à l’initiative visant la Décennie d’inclusion des Roms 2005-2015. Je souligne à la fois que le Mémorial de l’Holocauste, dont les travaux ont été inaugurés, comportera aussi des documents sur les roms qui ont été soumis dans le passé à des persécutions raciales", a précisé M. Basescu. Quant au combat contre l’antisémitisme, Traian Basescu a mentionné l’activité de la Commission internationale d’Historiens pour l’Étude de l’Holocauste en Roumanie, avec en tête pr Elie Wiesel, celle de l’Institut national "Elie Wiesel" pour l’Étude de l’Holocauste, rappelant à la fois l’introduction des cours d’histoire de l’Holocauste dans le programme scolaire des lycées et l’élaboration d’un manuel pour ceux qui enseignent ces cours. "La Roumanie de la dernière décennie a mis au point un système complexe d’instruments législatifs et institutionnels censés prévenir et sanctionner l’intolérance. Je me réfère surtout à la loi pour la prévention et le sanction de toutes les formes de discrimination et à la création du Conseil national pour le Combat contre la Discrimination. Je pourrais mentionner dans ce domaine aussi l’ordonnance pour l’interdiction des organisations et des symboles à caractère fasciste, raciste ou xénophobe et de la promotion du culte des personnes responsables de la perpétration d’infractions contre la paix et l’humanité", a ajouté le chef de l’État. Il a souligné qu’une "société est démocratique seulement dans la mesure où les droits de chaque personne sont défendus". "Des soi-disant incidents isolés n’existent pas. Si nous sommes complaisants, nous risquons d’éveiller de leur sommeil tous les démons qui ont troublé la vie de l’Europe : le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme peuvent d’épanouir comme un incendie toutes les fois que la vigilance des gouvernements et de la société civile baisse en intensité", a dit M. Basescu. Selon lui, "l’éducation de la jeune génération dans l’esprit du respect de la vérité, de l’harmonie sociale et de la diversité a un rôle capital". "L’éducation a la vocation primordiale de transmettre, par des instruments moraux et pédagogiques, un message responsable sur les leçons du passé et la connaissance de l’histroire, des traditions et de la culture des groupes ethniques qui vivent aux côtés de nous est le premier pas vers plus d’entente et de bonne coexistence", a relevé Traian Basescu. Le président a ajouté que "c’est de notre devoir permanent de réagir, par des moyens politiques et institutionnels, pour combattre toute forme de manifestation d’intolérance et discrimination". "Nous avons le devoir démocratique d’agir de sorte que chaque citoyen se sente protégé par la loi et ait la preuve concrète de la solidarité de ses semblables lorsque ses droits sont enfreints. La démocratie est le seul régime politique dans lequel la diversité peut être vraiment respectée, pour le bien commun", a affirmé M. Basescu. "Il est vrai que, au milieu des controverses politiques, des disputes sportives, peuvent intervenir des dérapages verbaux. Mais, à l’exception de ceux-ci, je vous assure que le peuple roumain a une longue tradition de bon sens et de respect de la diversité. Cette tradition, gravement déformée au cours du régime communiste, rentra dans ses droits à la mesure que la Roumanie développera ses interactions avec le reste es États membres de l’Union européenne. Je suis d’avis que cette tradition de la tolérance envers la diversité doit être soutenue par un cadre juridique euroconforme. Nous travaillons à l’amélioration de ce cadre et j’espère que nous parviendrons, par l’éducation permanente de nos citoyens, à de meilleurs standards de conduite", a conclu le chef de l’État. Page visitée 259 fois. Version imprimable |
|
|||||
|
|
||||||