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La commission présidentielle pour l’éducation présente son Rapport
Le jeudi 12 juillet 2007
B, 12 juil(Rompres) - Le président Traian Basescu participera ce jeudi au débat des conclusions du Rapport intitulé "La Roumanie de l’éducation, la Roumanie de la recherche", dressé par la commission présidentielle pour l’analyse et l’élaboration des politiques dans les domaines de l’éducation et de la recherche. Le rapport de la commission présidentielle, qui a été remis vendredi dernier au président Traian Basescu, identifie les principaux problèmes majeurs du système d’éducation et recherche, ainsi que des solutions pour le règlement de ceux-ci. Selon le rapport, les systèmes de l’éducation et de la recherche ne correspondent pas aux exigences minimes d’une société et économie européennes, "où la connaissance est la source la plus importante du développement économique-social et personnel". Les auteurs du Rapport estiment que, sans un changement profond, le décalage culturel face aux pays membres de l’Union européenne croîtra et les Roumains seront toujours moins compétitifs sur le marché européen du travail. Le Rapport propose la réalisation d’un mémorandum de pacte national pour l’éducation et la recherche, un engagement de toutes les forces responsables de la société politique et civile. Le système d’enseignement de Roumanie est inefficace, inéquitable, sans qualité, mettant en danger la prospérité et la compétitivité du pays - c’est l’une des principales conclusions du Rapport de la commission présidentielle pour l’analyse et l’élaboration des politiques dans les domaines de l’éducation et de la recherche, remis vendredi dernier au président Traian Basescu et publié sur le site de l’Administration présidentielle. Ils critiquent aussi le fait que l’enseignement roumain "propose une route de professionnalisation trop tôt, non attrayante et non justifiée par la dynamique du marché du travail, à laquelle la sélection est faite par échec et non par des performances ou vocation". Les auteurs du Rapport précisent que le programme d’étude n’est pas ’compatible avec le Processus de Bologne, qui a été implanté dans l’enseignement supérieur en 2005, et avec le Cadre européen des Qualifications (EQF), qui est à la base de la mobilité de la main-d’oeuvre dans l’Union européenne". Pour cette raison, les membres de la commission présidentielle proposent une nouvelle réorganisation des cycles d’études, l’encouragement du partenariat public-privé pour les services d’éducation dès la plus tendre enfance, l’implantation d’un programme flexible et axé sur le développement des compétences et de l’économie de la connaissance, l’accélération de la déconcentration et un nouveau placement de l’école dans la communauté. Dans ce contexte, les auteurs du rapport soutiennent la nécessité d’un enseignement généralisé et gratuit de 13 ans, avec 10 ans obligatoires. Ils proposent également la suppression de l’école d’arts et métiers, devant rester seulement les lycées théoriques, technologiques et vocationnels. Quant à l’enseignement universitaire, les auteurs du Rapport soutiennent que celui-ci se caractérise par une uniformisation et dispersion excessives des ressources. C’est la raison pour laquelle ils proposent de grouper les universités dans 4 catégories, en fonction de l’activité dominante et des types de programmes d’études accrédités : recherche intensive, éducation et recherche, éducation et vocationnels. Les auteurs du Rapport font un appel à tous les responsables du domaine de parvenir à un accord fondamental, à un pacte national pour l’éducation, de sorte que "les mesures de reconstruction aient la chance de ne plus enregistrer de syncopes à chaque changement de gouvernement ou à chaque cycle électoral". La commission présidentielle a à sa tête l’ancien ministre démocrate de l’Éducation, Mircea Miclea et comporte Daniel David (Université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca), Daniel Funeriu (chercheur), Razvan Valentin Florian (Association Ad Astra), Dragos Ciuparu (Université de Pétrole et Gaz de Ploiesti), Mihai Ionac (Université de Médecine et Pharmacie "Victor Babes" de Timisoara), Tudor Luchian (Université "Alexandru Ioan Cuza" de Iasi), Romita Iucu (Université de Bucarest), Petre T. Fragopol (Conseil national de la Recherche scientifique de l’Enseignement supérieur), Lazar Vlasceanu (Université de Bucarest) et Cezar Bârzea (Institut des Sciences de l’Éducation). Page visitée 232 fois. Version imprimable |
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