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La Roumanie, un pays compatible avec les aspirations des entrepreneurs français


Le  jeudi 15 juillet 2004

par Florin CONSTANTIN

NOTA : Cet article est paru (partiellement) dans la newsletter du mois de juillet 2004 du cabinet lyonnais d’avocats "Gourion & Partenaires".

J’essayerai de démontrer comment la Roumanie se profile actuellement comme un pays très intéressant pour les secteurs les plus porteurs de l’industrie française. Comment derrière des clichés véhiculés souvent sans discernement par les médias en quête d’informations choc se cache un pays dynamique, désireux d’intégrer l’effort économique commun européen. La Roumanie est aujourd’hui un pays qui intégrera l’Union Européenne en 2007. Parmi ses atouts on peut énumérer la main d’œuvre qualifiée dans les domaines techniques et une population jeune aimant consommer des produits qualitatifs et désireuse de faire ses preuves dans des compagnies à capital et mentalités occidentales. D’autres avantages sont représentés par les coûts accessibles dans l’immobilier et une position stratégique en Europe de l’Est, avec une grande ouverture sur l’ancien espace soviétique (Ukraine), sur la Mer Noire et le Caucase, mais aussi avec l’avantage d’une relative proximité par rapport à l’Europe Occidentale (2500 kilomètres entre Lyon et Brasov, au centre du pays).

1. La promesse d’une intégration rapide dans l’UE

Le Chapitre relatif à l’élargissement de l’Union Européenne du Document final du Conseil Européen de Bruxelles du 17 juin 2004 confirme les attentes les plus optimistes du Gouvernement roumain : les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union élargie réaffirment leur intention d’admettre la Roumanie en UE et décident, déjà, de commencer, dès juillet 2004, la rédaction du Traité d’adhésion. Les 25 soulignent le fait que la Roumanie (et la Bulgarie) sont des parties intégrantes de l’actuel élargissement qui a démarré par l’adhésion des dix Etats, le 1er mai 2004. Ils assurent entre autres que les principes s’étant appliqués aux négociations avec les dix Etats précédents continueront à s’appliquer à la Roumanie et à la Bulgarie qui font partie du même processus "inclusivement et irréversiblement".

Le deuxième paragraphe du Chapitre salue le progrès substantiel enregistré par la Roumanie dans les négociations avec l’UE ces derniers mois et réaffirme l’objectif commun de l’Union qui est de recevoir comme membre la Roumanie en janvier 2007, "si le pays sera préparé". La Roumanie et la Bulgarie étant traitées ensemble par le texte, le Conseil Européen réaffirme que si on maintient le progrès réel et effectif dans le domaine des réformes et de la préparation concrète pour l’adhésion, l’Union est décidée de clôturer les négociations de pré adhésion avec les deux pays dès 2004. Le Conseil affirme que la Roumanie a fait d’importants progrès et qu’elle est de manière substantielle très proche de la conclusion des négociations. En vue de l’adhésion, la Roumanie est incitée de continuer à améliorer ses capacités administratives et législatives et à poursuivre ses réformes économiques et structurelles pour assurer une implémentation optimale de l’acquis communautaires établi lors des négociations.

Cette assurance accordée par l’Union à la Roumanie se reflète dès maintenant d’une manière positive dans les réalités économiques du pays. Ainsi, la Banque Nationale n’a plus des problèmes majeurs de trésorerie, car les devises des 3 millions de roumains travaillant dans l’Union Européenne (Italie, Espagne, Allemagne, Hongrie etc.) constituent un "cash flow" suffisant. Le niveau de la consommation a explosé en 2004 sur le fond d’une croissance économique nette prévisionnelle de 5,5% (basée sur les évolutions enregistrées au premier semestre) et les investissements étrangers ont doublé par rapport à la même période (janvier 2003 - juin 2003) de l’année précédente. La Roumanie profite de son statut de pays de frontière de l’Union, car elle bénéficie de facilités douanières importantes (des nombreux taux sont actuellement à 0%, à l’exception des produits agro-alimentaires où des taux variables assortis de quotas sont maintenus dans le double sens importation - exportation). On a même réussi à inverser les tendances dans le "petit commerce de frontière" : actuellement c’est les hongrois qui viennent en Roumanie pour faire leurs achats, alors que jusqu’à récemment les supermarchés hongrois jouissaient d’une abondante clientèle roumaine provenant des départements limitrophes de la frontière ouest. Avec la récente inauguration du chantier de l’autoroute Bucarest - Cluj qui va traverser le pays en diagonale du Sud - Est au Nord - Ouest, la Roumanie teinte de se bâtir une colonne vertébrale routière correspondant aux standards européens en matière de rapidité et fiabilité des transports. Cette autoroute viendra en prolongation des autoroutes hongroises, ce qui aura comme effet de "brancher" directement la Roumanie aux magistrales autoroutières européennes. La Roumanie s’affirme en 2004 comme un pays stable économiquement et politiquement et les coûts assez réduits à l’investissement la recommandent comme une cible intéressante pour les projets d’implantation de type "green field" (implantation de A à Z, en partant du seul terrain constructible).

Parmi les problèmes principaux qui freinent un développement encore plus accéléré de la Roumanie se trouve une administration souvent trop lente et obtuse à cause du manque de moyens modernes de traitement des formalités (malgré certains financements européens alloués à la modernisation de l’infrastructure administrative). Se rajoute à cela un développement déséquilibré de l’économie roumaine : le manque de capitaux propres dans l’investissement direct pendant la première décennie après la révolution de 1989 à engendré des discontinuités dans le tissus économique du pays. Les sociétés privées se sont développées autour des anciens centres industriels de l’économie centralisée communiste où les relations personnelles des anciens directeurs ont toujours primé. L’industrie roumaine se révèle souvent ainsi comme une pléiade de centres d’intérêts éparpillés dans le territoire, très cloisonnés d’un point de vue relationnel et commercial et souvent réfractaires à la libre concurrence. D’importantes choses restent à faire pour homogénéiser le climat des affaires. Une modalité serait l’arrivée sur le marché des entreprises occidentales spécialisées dans la logistique et dans les services "business to business" qui puissent transformer la logique ataraxique, de subsistance de bon nombre d’entreprises roumaines dans une mentalité de conquérantes de nouveaux marchés.

2. Un marché encore inexploré par les investisseurs français

Tout le monde le reconnaît, la Roumanie est un pays qui, pour des raisons diverses, a pris du retard dans les volumes des investissements directs attirés. Malgré le fait que les choses s’améliorent et les investisseurs étrangers visent de plus en plus souvent ce pays, la structure des investissements directs opérés en Roumanie depuis 1989 reste profondément conjoncturelle. On a ainsi à faire à deux grands types d’initiatives qui dominent cette matière : il s’agit d’abord de ce qu’on peut appeler comme étant des "investissements neutres". Ceux-ci sont présents dans tous les pays où il y a une certaine stabilité économique. C’est les grandes multinationales qui sont à leur origine et qui se permettent d’assumer le risque à l’investissement même sur des marchés très fluctuants. Il s’agît d’entreprises comme "Coca-Cola" ou le groupe "Chrysler-Mercedes". La première entreprise est venue en Roumanie parce qu’elle remplissait une niche de marché inexistante avant 1989 et qui rapporte toujours des profits, quel que soit le pouvoir d’achats des individus. La deuxième compagnie est venue pour délocaliser la production de certains sous-ensembles profondément manufacturés sur lesquels, à cause des gros volumes produits, des économies réelles pouvaient être faites sur la main d’œuvre. Il faut remarquer que ce type d’investissement s’est manifesté très tôt sur le marché roumain, généralement depuis les années 1990-1995. Leur caractère neutre provient du fait qu’ils ont le même degré de profitabilité quel que soit le marché envisagé, tant que ce marché conserve certaines caractéristiques générales de stabilité. Dans cette même logique se sont développés des investissements de plus petite taille qui, souvent sous l’effet protecteur et rassurant généré par l’implantation des "grands", ont su exploiter la main d’œuvre (confections textiles, chaussures etc.) ou certaines ressources naturelles présentes en Roumanie (le bois par exemple) de manière flexible, mais essentiellement opportuniste. Ces investissements n’ont pas un impact structurel fondamental sur l’économie nationale roumaine, car ils sont très peu impliqués du point de vue des immobilisations (ils investissent un minimum dans l’immobilier et dans les moyens de production difficilement amortissables). Le plus souvent ils travaillent en régime "lohn" (seulement l’assemblage est fait en Roumanie, alors que les matières premières sont importées et les produits finis sont exportés). Depuis un certain temps, ces entreprises gèrent tout simplement des relations plus ou moins serrées de sous-traitance avec des entreprises autochtones. Leur pérennité est discutable, d’autant plus qu’ils ignorent la Roumanie en tant que marché pour des produits essentiellement dirigés vers des marchés occidentaux plus solvables et qu’ils sont prêts à quitter le pays pour se déplacer plus à l’Est, dans leur quête de coûts d’exploitation très réduits.

Le deuxième type d’investissements qui prédominent en Roumanie est constitué par les « placements stratégiques ». Il s’agit toujours de grosses structures financières internationales impliquées dans des contrats administratifs dont les conditions exorbitantes sont gérées au niveau gouvernemental et qui ne peuvent pas être assumées par les PME. Ces investissements ont l’avantage d’être conséquents, mais souvent le budget de l’Etat doit assumer des obligations de garantie à moyen et long terme très onéreuses ou doit intervenir de manière effective dans les mouvements de trésorerie. Le dynamisme intrinsèque du marché roumain n’a aucun mérite direct dans ces contrats. Seuls des bénéfices en matière d’emploi peuvent être dégagés. On peut citer en ce sens l’attribution de la construction de l’autoroute Bucarest - Cluj-Napoca à la société américaine "Bechtel" en 2004 par un contrat d’Etat sans mise en concurrence préalable, la modernisation de la technique militaire traditionnellement concédée à des entreprises israéliennes (sauf dans le cas de l’usine d’hélicoptères de Brasov privatisée par "Eurocopter", la modernisation des systèmes de communication et radar contractée par des sociétés américaines et l’acquisition de frégates modernisées de la marine britannique). Avec l’entrée de la Roumanie dans l’OTAN en 2003, on est en phase de préparation pour accueillir quelques bases américaines (2 ou 3) sur le territoire roumain. Une avant première en ce sens et un test positif en même temps a été l’installation temporaire, pendant l’année 2003, d’une unité de logistique de l’aviation militaire américaine à Constanta (au bord de la Mer Noire) qui participait directement aux opérations en Irak. Localement, ces implantations sont positivement perçues par les roumains, car elles comportent souvent des amples opérations de modernisation et de construction. Les militaires américains contribuent également au développement commercial et touristique du département par leur pouvoir d’achat très important. Malheureusement, malgré les rapports politiques et économiques favorables, il faut remarquer que la Roumanie et l’Union Européenne ont du mal à établir une relation privilégiée de confiance dans le domaine des marchés publics, exception étant faite de la privatisation de la distribution énergétique où des entreprises européennes s’impliquent de manière conséquente ("GDF - France" dans la distribution du gaz naturel ou "ENEL - Italie" dans la distribution du courant électrique).

Il faut remarquer qu’actuellement les deux types d’investissements identifiés ci-dessus sont majoritaires en Roumanie, mais que leur valeur ajoutée dans l’absolu reste limitée.

Au niveau des PME, secteur déficitaire des investissements étrangers directs en Roumanie, je reste persuadé que le marché roumain est cependant capable d’offrir à l’investisseur européen et plus particulièrement à celui français des opportunités plus complexes que la simple sous-traitance en volume.

3. La nécessité de miser sur les nouvelles technologies

a. L’agriculture roumaine : renouer le lien avec la tradition

Il ne faut pas oublier que la France a été historiquement un pays éminemment foncier et agricole. La tradition française liée au terroir a débouché, ces dernières décennies, sur une préoccupation particulière pour les sciences de la vie et les biotechnologies. De ce point de vue, la Roumanie revendique une ressemblance particulière avec la France. "Grenier des Balkans" jusque dans les années 1940, la Roumanie avait négligé son potentiel agricole pendant les 50 années de communisme qui ont suivi. Le régime totalitaire avait misé sur une industrialisation forcée et sur la métallurgie lourde, contraires, du moins au début, aux compétences et capacités humaines en présence. Néanmoins des efforts avaient été entrepris pour améliorer l’aménagement du territoire et imposer des méthodes de production intensives dans les coopératives agricoles d’Etat qui s’étaient formées avec la confiscation généralisée des terres des particuliers après 1945. Toutefois, ces initiatives avaient été anéanties pendant les années 1970-1980 quand les capacités financières de l’Etat communiste sont devenues tellement faibles qu’on n’a plus pu assurer leur financement ou leur entretien. Après 1989, par un long et tergiversé processus de rétrocession des terres confisquées aux particuliers par les communistes, l’agriculture roumaine avait été complètement morcelée et réduite à une agriculture primaire de subsistance. Malgré les prix attractifs des terrains agricoles (à partir de 200 € net par hectare dans certaines régions) et l’absence de fiscalité (pas d’impôt sur le terrain agricole), les exploitations performantes, de grande taille tardent à apparaître...

Il y a ici un domaine très prometteur pour les investisseurs français. Il faut reconstruire l’agriculture roumaine en partant de sa base, en concentrant d’abord les terrains et ensuite en utilisant les technologies mécaniques les plus modernes pour les cultiver. Il faut également repenser la reproduction végétale et animale de qualité en faisant appel à un matériel génétique correspondant aux critères actuels de performance et en accord avec les biotechnologies contemporaines. Un marché intéressant sera celui des systèmes de micro-fermes où les producteurs individuels bénéficieront du savoir faire d’un franchiseur central et d’une rémunération garantie, alors que le franchiseur pourra se concentrer sur les aspects logistiques de la production (ramassage, stockage, transformation primaire etc.). La Roumanie bénéficie également, surtout au nord du pays, de pâturages alpins et de terrains agricoles peu pollués très convoités par les producteurs d’aliments "bio". Finalement, les sociétés françaises pourront apporter leur expertise dans le domaine de la chimie et de la biochimie, car les traitements phytosanitaires et vétérinaires devront se généraliser dans un souci de fiabilité. L’agriculture roumaine demandera d’importants fonds pour l’aménagement du territoire, la création de vastes systèmes d’irrigation dans les plaines céréalières du sud du pays et dans le traitement des sols pollués et l’amélioration de la qualité biologique des terrains. La production viticole et l’œnologie concentrent déjà quelques initiatives françaises qui viennent se greffer sur la tradition roumaine : parmi les réussites, un viticulteur français, Guy Tyrel de Poix, installé en Roumanie depuis 1993, produit aujourd’hui environ 800.000 bouteilles par an d’un vin, le "Dealu Mare", considéré par les spécialistes comme l’un des trois meilleurs du pays. La Roumanie est le 9ème producteur mondial de vin avec 7 millions d’hectolitres produits chaque année sur 225.000 hectares.

La gestion des standards de qualité sera un autre domaine où les producteurs agricoles roumains devront se faire assister par les experts occidentaux, surtout que l’adhésion à l’UE est conditionnée par l’alignement à certaines normes minimales communes.

L’agriculture roumaine apparaît ainsi comme un domaine traditionnel où le potentiel créateur des roumains retrouve une perspective historique. Elle offre des prémices intéressantes pour le développement des nouvelles biotechnologies et des nouveaux biomatériaux. En plus le potentiel naturel (relief concentrique, grande capacité céréalière, savoir-faire œnologique, tradition dans l’élevage ovin et bovin etc.), mal administré aujourd’hui, est de nature à conférer une position de supériorité à la Roumanie dans le contexte central et est européen et même au niveau de l’Union Européenne dans son ensemble. [REVENIR EN HAUT]

b. Le IT, une passerelle vers le futur technologique

Un autre domaine où la Roumanie a affirmé son réel potentiel depuis 1989 est représenté par les technologies informatiques. Deux éléments se combinent pour confirmer des prévisions optimistes dans la matière. D’abord, la Roumanie bénéficie d’un système d’enseignement public secondaire et universitaire de qualité. On met beaucoup l’accent sur les sciences exactes, dont les mathématiques, la physique et l’informatique. Un bon nombre des élèves roumains, directement après leur baccalauréat, partent souvent avec des bourses pour poursuivre leurs études universitaires à l’étranger, dans des pays comme la France, l’Allemagne et surtout les États-Unis. Les bons résultats enregistrés de manière constante lors des concours scolaires mondiaux et régionaux dans ces disciplines les recommandent comme des étudiants ayant une très bonne capacité intellectuelle. Si pendant les années ‘90, la "fuite des cerveaux" était manifeste, la tendance paraît diminuer en présence d’une meilleure situation économique en Roumanie et de l’implantation de nombreuses entreprises de IT dans le pays. Par rapport au salaire moyen qui se situe autour de 120 € net par mois, un ingénieur informatique roumain ayant une expérience entre 5 et 10 ans peut prétendre à des salaires entre 400 et 800 € net par mois en travaillant dans des grandes villes comme Bucarest, Brasov, Timisoara ou Cluj-Napoca. Les jeunes cadres roumains pensent qu’intégrer une société occidentale en Roumanie est un gage de réussite dans leur carrière et de pérennité de leur emploi. Ensuite, il faut constater que le développement d’une industrie produisant des logiciels et fournissant les services associés ne demande pas un effort financier important lors de l’acquisition et de la mise à jour des moyens de production. Ainsi, le nombre d’ordinateurs double pratiquement chaque année en Roumanie. En plus, aucun effort particulier ne doit être engagé lors de la fourniture des services et produits à l’étranger, puisque la production peut être contrôlée à distance et en temps réel par internet.

Auxiliairement, le développement de grosses structures spécialisées dans le IT en Roumanie, à l’instar de compagnies comme SoftWin qui font travailler plusieurs milliers de personnes, a entraîné la création de plusieurs "call centers" qui gèrent le service de "hot line" pour le compte d’importants clients occidentaux. Le coût des appels est réduit et l’assistance offerte est de qualité puisque, hormis la tradition francophone de la Roumanie, beaucoup de jeunes parlent couramment une langue de circulation internationale comme l’anglais ou l’allemand. Un opérateur "hot-line" peut prétendre, à Bucarest par exemple, à des rémunérations comprises entre 150 € et 250 € net par mois pour 40h/mois et avec l’obligation de répondre à des horaires très flexibles (nuit, week-end etc.).

Voir également l’article sur le lancement de SOOGEST, division de conseil en informatique et nouvelles technologies de Strategest Europe Consulting.

4. En guise de conclusion

L’agriculture et le IT sont des exemples de domaines d’activité où la Roumanie peut jouer un rôle significatif dans l’économie mondiale. Lors de son implantation, l’investisseur étranger pourra y retrouver un réel potentiel de profitabilité, car il sera en accord avec les capacités du pays. En contrepartie, la Roumanie bénéficiera d’investissements étrangers consolidés et bénéfiques, car il s’agit de domaines où les stratégies doivent être conçues à moyen et à long terme et où une forte intégration économique horizontale s’impose (développement de réseaux clients - fournisseurs - sous-traitants étendus et fiables). Le Gouvernement roumain aussi commence à comprendre qu’en Roumanie on peut faire simple pour être compétitif. Un allégement de la fiscalité sera opéré courrant été 2004 par une refonte du Code Fiscal (par voie d’ordonnance) qui fixera à 19% le taux de l’impôt sur le profit et réduira les Contributions aux Assurances Sociales (CAS) dues par l’employeur. Il s’agit de réductions modérées des taux d’imposition qui, loin d’être symboliques, visent à favoriser en priorité les entreprises qui font prévaloir le long terme au détriment de la simple conjoncture.


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