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La Roumanie, un Eldorado pour les investisseurs étrangers - interview avec l’ambassadeur d’Autriche en Roumanie
Le lundi 28 mai 2007
![]() Bucarest, 28 mai(Rompres) - La Roumanie est devenue ces derniers ans pour les investisseurs un sorte d’Eldorado, affirme Christian Zeileissen, ambassadeur d’Autriche à Bucarest, dans une interview parue ce lundi dans le quotidien bucarestois Romania libera, à l’occasion de la fin de son mandat (2002-2007). Partageant ses impressions sur la Roumanie après plus de 5 ans de mandat, M. Zeileissen affirme que "bien des choses ont changé ces derniers ans et la perception de l’étranger sur la Roumanie est tout autre". "Ainsi, en 2002, "la perception était encore dominée par les évolutions négatives des années 90 : à cette époque-là, personne d’Autriche n’aurait pensé que la Roumanie adhérerait si vite à l’Union européenne et, auparavant, à l’OTAN. La Roumanie est devenue entre temps une sorte d’Eldorado pour les investisseurs étrangers - tous veulent investir ou acheter quelque chose ici..." Pour ce qui est de l’écho de l’actuelle crise politique aux rangs des investisseurs, le diplomate autrichien déclare n’avoir reçu aucune sorte de signaux d’inquiétude de ceux-ci et la situation de Roumanie n’est pas inhabituelle, celle-ci étant considérée comme résultat des dernières élections et de la Constitution. Selon M. Zeileissen, des crises politiques ont existé aussi en Autriche ("nous avons à présent cinq partis politiques, alors qu’il n’y avait que deux dans le passé") et, "dans la République tchèque, le gouvernement n’a pas pu être formé pendant une année ; en Pologne, la situation politique est difficile". "En Roumanie aussi la situation est particulière, mais reste pourtant dans la normale", dit l’ambassadeur autrichien. Celui-ci relève qu’en Roumanie existe "un gouvernement fonctionnel, même si minoritaire, mais avec appui parlementaire - ce qui rend la crise bien plus inoffensive qu’une crise réelle de gouvernement. Les lois sont pourtant adoptées au Parlement et c’est ce qui intéresse les investisseurs". Se référant à des aspects liés à la corruption et à la réforme de la Justice, le diplomate autrichien est d’avis que la seule sanction possible serait la suspension de la reconnaissance des verdicts roumains dans l’UE. "Une fois admis dans l’UE, un pays ne peut être sanctionné que pour des questions précises, techniques, si les dispositions du droit communautaire sont transgressés. Surtout quant à la discrimination de sociétés étrangères, par des subventions d’État accordées aux sociétés roumaines. À ce chapitre, des mécanismes et sanctions très dures existent. Mais des sanctions pour des questions générales et politiques n’existent pas." En échange, le diplomate estime que des problèmes pourraient apparaître relativement à l’absorption des fonds européens. "Tous les célèbres milliards qui devraient entrer dans le pays - la mesure dans laquelle ceux-ci seront effectivement alloués ne relève que du nombre de projets sérieux et valides. Si les projets ne sont pas bons, l’UE n’acceptera pas de les financer", dit M. Zeileissen. En conclusion de l’interview, l’ambassadeur constate le manque de projets gouvernementaux de post-adhésion de la Roumanie, espérant que la stratégie en question est en cours d’élaboration. "Beaucoup d’énergie est gaspillée dans les confrontations entre les partis parlementaires, majorités, minorités...Une priorité devrait être probablement la croissance de la compétitivité des sociétés et des produits roumains sur le marché européen", relève Christian Zeileissen. Page visitée 128 fois. Version imprimable |
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