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La Roumanie sera préparée du point de vue institutionnel à son intégration dans l’Union européenne, déclare le ministre de l’Agriculture, Gheorghe Flutur
Le lundi 16 octobre 2006
Bucarest, 16 oct/Rompres/ - La Roumanie sera préparée, en grande lignes, du point de vue institutionnel, à son intégration dans l’Union européenne (UE), déclare le ministre de l’Agriculture, des Forêts et du Développement rural, Gheorghe Flutur, dans une interview accordée dimanche à l’agence M. Flutur souligne au cours de cette interview l’importance de l’agriculture pour l’intégration de la Roumanie à l’Union européenne ainsi que les principaux défis de ce secteur après l’an 2007(date de l’adhésion de la Roumanie au forum communautaire, ndlr). Soutenant que le secteur agricole est devenu fonctionnel du point de vue de l’intégration, Gheorghe Flutur admet pourtant l’existence de certains problèmes qui sont en voie de règlement. Il s’agit par exemple des Agences de paiements et du Système intégré d’Administration et de Contrôle (IACS), mis en place pour l’identification des parcelles. ’’Les Agences de paiements recevront l’accréditation interne - la seule nécessaire - au mois de décembre et l’IACS sera mis au point avant la fin de l’année courante’’, a ajouté Gheorghe Flutur. Concernant l’interdiction des exportations de viande de porc vers les pays de l’UE, Gheorghe Flutur précise que cette question ’’ne singularise pas la Roumanie dans l’espece de l’Union européenne’’ et ajoute que le même traitement est appliqué à tout pays dans lequel ont été enregistrés des cas de peste porcine. Selon le ministre de l’Agriculture, il n’y aura aucun ’’choc de l’intégration’’, ni ’’de grandes différences aussitôt après le 1er janvier 2007’’, tout comme l’indique aussi l’expérience des pays ayant rejoint le forum communautaire en 2004. Il croit pourtant qu’il y aura une pression croissante sur l’économie agricole. Celle-ci se manifestera pendant des années et découlera de la concurrence libre sur le marché européen et de l’application graduelle de la totalité des réglementations européennes. ’’Mon message est que l’intégration doit être attendue avec confiance, car elle apportera des bénéfices, mais aussi un grand effort’’, dit Gheorghe Flutur. Se référant aux coûts de l’intégration, Gheorghe Flutur dit que la Roumanie a commencé à les payer dès l’an 1999, quand l’Union européenne a ouvert les négociations d’adhésion avec la Roumanie. ’’Dans les coûts de l’intégration entrent par exemple les budgets destinés à la mise en place des Agences de paiements, l’argent nécessaire au fonctionnement de l’IACS, l’effort financier nécessaire à la réalisation du système de collecte des déchets d’origine animale à niveau national, etc. Toutes ces sommes d’argent qui s’élèvent à des centaines de millions d’euros, signifient des coûts de l’intégration’’, a souligné le ministre de l’Agriculture. En dehors de ça, il y a aussi les coûts liés à la modernisation de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire, soit d’autres centaines de millions d’euros d’investissements dans les équipements agricoles, les chaînes de production, etc. Le bon côté des choses, c’est que ces coûts se traduisent par des résultats utiles pour la Roumanie. Gheorghe Flutur a également parlé des bénéfices de l’intégration pour l’agriculture roumaine et a rappelé que le paquet financier de l’Union européene pour l’agriculture roumaine s’élève à 12 milliards d’euros, pendant les 7 premières années suivant à l’intégration. ’’Il faut comprendre qu’une compétition interne aura lieu pour ces 12 milliards d’euros’’, a poursuivi Gheorghe Flutur, ajoutant que cette compétition concernera tant les fermiers que les acteurs économiques. Concernant ’’l’intégration’’ des produits roumains au marché de l’UE, Gheorghe Flutur estime que l’industrie agro-alimentaire roumaine doit augmenter sa capacité d’exportation et gagner des niches de marché telles l’agriculture écologique, l’agrotourisme, le vin. ’’Une fois situés sur ces niches, qui sont en voie de développement, nous nous développerons en même temps qu’elles. Je suis aussi optimiste en ce qui concerne notre potentiel d’exportation des laitages. En modernisant les fabriques de laitages, nous deviendrons compétitifs sur ce marché. En matière d’exportations, l’exemple de la Pologne est très bon pour la Roumanie. En 2006, deux ans après son adhésion à l’Union européenne, la balance agro-alimentaire de la Pologne est devenue positive. Nous aussi nous pouvons atteindre la même performance dans 5 ans’’, a encore dit Gheorghe Flutur, dans la partie finale de son interview. ROMPRES Page visitée 264 fois. Version imprimable |
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