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La Roumanie n’est pas en situation de crise du point de vue des gaz naturels, relève le premier ministre Tariceanu

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BUCAREST, 4 jan/Rompres/ - Le premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a affirmé ce mardi, à l’issue de la réunion avec les responsables du domaine de l’approvisionnement en gaz naturels, que la Roumanie n’était pas en situation de crise.

"La Roumanie n’est pas influencée et n’est pas visée par la dispute entre la Russie et l’Ukraine", a dit Tariceanu. Le ministre de l’Économie et du Commerce, Codrut Seres, a précisé que la pression des gaz naturels livrés par la Russie était revenue à la normale ce mardi au point d’entrée d’Isaccea.

"La guerre des gaz" entre la Russie et l’Ukraine a affecté aussi la Roumanie, la quantité importée baissant de 25 pc dès lundi après-midi.

Tariceanu a relevé que la réserve de la Roumanie, de 2 milliards de mc, à laquelle s’ajoutait la production interne /60 pc de la quantité nécessaire/ et la quantité importée, assuraient la consommation aux niveaux industriel et ménager. Le premier ministre roumain a affirmé que, lors de la réunion, on avait analysé la possibilité d’accélérer et matérialiser des projets qui offrent des alternatives à l’utilisation du gaz naturel. Tariceanu estime ainsi qu’il faudrait accélérer le projet de construction d’un gazoduc de la mer du Nord, qui relie la Roumanie à la Hongrie, l’accord des deux gouvernements existant pour ce projet.

Le projet Nabucco, qui envisage la construction d’un conduit de transport des gaz naturels de la zone Caspienne, sera lui aussi prioritaire. Le premier ministre a relevé en échange que "le projet Nabucco ne dépend pas seulement de la Roumanie parce que la Turquie, la Bulgarie et les pays de l’ex-Yougoslavie y participent".

Un autre sujet abordé à la réunion du siège du gouvernement a visé l’augmentation de la capacité de stockage des gaz naturels depuis 3 milliards de mc à 6 milliards de mc. On analyse l’opportunité de la construction d’un nouveau espace de stockage à Roman-Margineni /est/ et la poursuite de la construction de celui de Ghercesti /sud/. Calin Popescu-Tariceanu estime que le rôle du charbon devrait être reconsidéré, compte tenu que le prix du pétrole et des gaz augmente bien. Ainsi, le gouvernement est intéressé à reprendre deux projets importants de centrales hydrauliques sur le Danube, à Macin et Vidin, qui ont été abandonnés.

"Notre intérêt est de pouvoir utiliser tout le potentiel énergétique du Danube et un tel projet a de multiples aspects parce qu’il suppose la régularisation des débits sur le Danube, avec des conséquences sur un trafic fluvial plus fluide", a ajouté Tariceanu.

Le premier ministre a souligné aussi que le ministère de l’Économie et du Commerce et le ministère de l’Administration et de l’Intérieur analyseront la possibilité que des centrales qui peuvent fonctionner avec des gaz naturels et du charbon soient réorientées pour le charbon, telle celle d’Arad /ouest/.

À la réunion au siège du gouvernement ont participé, aux côtés du premier ministre et le ministre de l’Économie et du Commerce, le chef de l’Autorité nationale de Réglementation dans le Domaine des Gaz /ANRDG/, Stefan Cosmeanu, le chef de l’Agence nationale de Réglementation dans le Domaine de l’Électricité /ANRE/, Nicolae Opris, et le chef de l’Agence roumaine pour la Conservation de l’Énergie /ARCE/.


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