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La Roumanie et la Grèce affirment qu’une solution unilatérale pour le Kosovo n’est pas indiquéeLe vendredi 23 novembre 2007Bucarest, 23 nov (Rompres) - Les ministres des Affaires étrangères de la Roumanie et de la Grèce affirment qu’une solution unilatérale concernant le futur statut du Kosovo n’est pas indiquée, le règlement du problème devant être international. "Nous avons parlé du Kosovo, qui, situé au coeur du continent européen, nous préoccupe tous. Il n’est pas facile d’établir le futur statut du Kosovo, il faut que la solution trouvée soit conforme aux principes et doléances de l’Union européenne. Le Kosovo est un problème international qui nécessite un règlement international, alors qu’une solution unilatérale n’est pas indiquée", a affirmé la ministre grecque des Affaires étrangère, Dora Bakoyannis, qui effectue une visite de travail à Bucarest. Mme Bakoyannis a ajouté que la Roumanie et la Grèce partageaient l’objectif de la promotion de la stabilité, de la démocratie et du développement économique dans la région des Balkans. "Nous devons soutenir à présent les efforts de négociation de la Troïka, où l’UE a un rôle important à jouer, tant à présent, qu’à l’avenir. Quel que soit le résultat, la communauté internationale et l’UE, notamment, devront rester engagées par rapport au problème du Kosovo", a-t-elle soutenu. Mme Bakoyannis a rappelé que la Grèce avait avancé, lors de la dernière réunion du CAGRE (le Conseil "Affaires générales et Relations extérieures"), une proposition visant à un nouvel engagement de l’UE dans la région des Balkans de l’Ouest - "un nouvel agenda de Salonique". "Nous soutenons la perspective euro-atlantique de l’entière région des Balkans, bien sûr avec la condition que les États candidats remplissent les critères de l’Alliance, notamment ceux qui concernent les relations de bon voisinage", a déclaré la ministre grecque, mentionnant dans le contexte l’ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), pays qui espère qu’il intégrera l’OTAN à l’occasion du prochain sommet de l’Alliance, qui aura lieu à Bucarest. "La Roumanie et la Grèce ont signalé l’importance du bon voisinage, condition ’sine qua non’ d’une vraie alliance", a relevé le ministre roumain des Affaires étrangères, Adrian Cioroianu, qui a rappelé que la Roumanie avait réglé, dans la seconde moitié des années ’90, les relations avec l’Ukraine et la Hongrie, pays voisins avec lesquels il y a eu des problèmes au long de l’histoire. Les deux officiels ont également discuté, pendant les entretiens, de la nécessité d’une politique coordonnée des deux pays, avec la Bulgarie, mais aussi l’Union européenne, dans la région de la mer Noire. Les deux ministres ont mis en évidence le souhait de revitaliser la trilatérale Roumanie-Grèce- Bulgarie, notamment dans le contexte où ces États font partie de l’UE et de l’OTAN. Mme Bakoyannis a mentionné la satisfaction de la Grèce à l’égard du développement rapide des relations économiques bilatérales et de la présence en Roumanie d’un nombre croissant de compagnies grecques importantes. "Nous devons continuer le renforcement de nos relations économiques, pour atteindre le potentiel maximum", a affirmé Mme Bakoyannis. M. Cioroianu a rappelé pour sa part l’intérêt de la Roumanie pour le soutien financier accordé à son pays dans le cadre du plan grec pour la reconstruction et le développement économique des Balkans, plan lancé en 1999. Par le biais de ce programme, la Roumanie peut avoir accès à 70,5 millions d’euros destinés aux projets d’infrastructure (80 pc) et au développement des petites et moyennes entreprises. Certains projets, tels la réhabilitation des institutions culturelles et un hôpital pour enfants, ont été déjà entamés. Les deux officiels ont évoqué les excellentes relations entre les deux États. "La Grèce est un des partenaires les plus importants de la Roumanie dans la région de l’Europe du Sud-Est", a déclaré Adrian Cioroianu, alors que Dora Bakoyannis a relevé que la Roumanie était "un bon voisin, un ami proche et un bon partenaire de l’UE". Le programme de la visite de Mme Bakoyannis à Bucarest a compris également des entretiens avec le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, le président du Sénat, Nicolae Vacaroiu, et le patriarche de l’Église orthodoxe roumaine, Daniel. Page visitée 152 fois. Version imprimable |
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