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La Roumanie dans l’UE : réalisme d’abord, a affirmé le président Basescu

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Paris, 18 déc/Rompres/ - Avec la Bulgarie, la Roumanie entrera le 1er janvier 2007 dans l’Union européenne aux côtés de la Bulgarie. Pour le président roumain, Traian Basescu, qui se trouvait le 16 décembre à Strasbourg, "un rêve devient réalité", mais l’intégration n’est pas terminée, a-t-il déclaré pour Dernières Nouvelles d’Alsace du 17 décembre.

"Un rêve devient réalité ! Comme tout le monde le sait, après la seconde guerre mondiale, la Roumanie avait été destinée à devenir un pays communiste, malgré l’avis de ses habitants. La Révolution de décembre 1989 nous a permis de reprendre le chemin vers l’Europe et la démocratie. Cela n’était pas été facile, mais la transition a été réalisée au prix des efforts de tous les Roumains. Aujourd’hui, le pays est en mesure d’accepter les standards européens, mais l’intégration n’est pas terminée pour autant. Un long et difficile processus va encore suivre", a déclaré le président roumain.

Le chef de l’État considère qu’il est normal que le processus de suivi continue, pour le bien de la Roumanie. Mon pays est loin d’être parfait, affirme le président. De nombreuses institutions doivent encore être modernisées, surtout la justice, a-t-il ajouté.

La Roumanie devra aussi garder les frontières de l’Europe, a ajouté le président Basescu rappelant que la frontière est de la Roumanie a 2 070 km, la frontière terrestre la plus importante de l’UE. Nous prenons cette mission très à coeur. La Roumanie allouera d’ici 2009 un demi milliard d’euros dans le cadre d’un programme spécifique visant la surveillance de cette frontière, a précisé Basescu. À l’issue de l’entrevue, le chef de l’État roumain a affirmé qu’il se prononçait pour l’intégration de la Turquie dans l’UE pour des raisons économiques et géopolitiques. "L’Europe a besoin de la Turquie comme passerelle vers l’Orient, comme passerelle entre le monde chrétien et le monde musulman. Un rejet ferait de ce pays puissant le porte-drapeau du monde musulman, et il vaut mieux que cela ne se passe pas", a conclu Traian Basescu. ROMPRES


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