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La Roumanie adhérera à l’euro dans huit ans
Le jeudi 21 décembre 2006
Bucarest, 21 déc/Rompres/ - L’exécutif de Bucarest propose dans sa stratégie post-adhésion, qui a déjà été soumise à tous les partis parlementaires, que la Roumanie adopte la monnaie unique européenne (l’euro) en 2014 au plus tard. Par son adhésion à l’Union européenne (UE), mentionnne la stratégie du gouvernement de Bucarest, la Roumanie deviendra un pays membre à dérogation temporaire à l’adoption de la monnaie unique européenne. Cela signifie que la Roumanie entrera à un moment donné dans le mécanisme du taux de conversion ERM II et, ensuite, elle adoptera la monnaie unique européenne, sous condition d’avoir rempli les critères de convergence nominale. Le calendrier proposé par les autorités roumaines pour l’entrée dans l’ERM II a comme date limite les années 2010-2012, alors que l’adoption de l’euro devrait se produire pendant la période 2012-2014. Selon la stratégie, ce calendrier vise à maintenir une période d’ajustement d’environ 3-4 ans entre le moment de l’adhésion à l’UE et la participation à l’ERM II. Par le Programme national de convergence, qui sera finalisé avant le mois de janvier 2007, sera établie la date-cible pour l’entrée dans la zone euro (le choix de cette date sera motivé). Y sera également défini un trajet réalisable des évolutions économiques à l’appui de l’adoption de l’euro. Concernant la réunion des critères de convergence nominale, les autorités se proposent à moyen terme de baisser le taux d’inflation annuel moyen au-dessous de 4%. Aux termes de la stratégie, les priorités de la politique fiscale seront les suivantes : élargir la base d’imposition, améliorer la collecte, baisser les quotas de contributions sociales. La politique budgétaire veillera à assurer prioritairement les sommes destinées au cofinancement des projets financés par des fonds européens, garantir le paiement de la contribution roumaine au financement du budget de l’Union européenne dans le cadre du système des ressources propres et augmenter le poids des recettes budgétaires dans le produit intérieur brut (PIB). Garantir les sources de financement du déficit budgétaire pour des côuts aussi bas que possible et à un niveau de risque acceptable est l’objectif principal de la gestion de la dette publique. De même, la politique d’endettement public évitera la hausse des taux d’intérêts bancaires à effet négatif sur la demande d’investissements et sur l’inflation. Pendant la période post-adhésion, les budgets annuels seront construits en veillant à ce que les déficits, fussent-ils supérieurs à ceux des années antérieures (particulièrement, à la suite des dépenses supplémentaires pour des projets d’infrastructure et d’environnement), ne s’élèvent pas à plus de 3% du PIB. ROMPRES Page visitée 280 fois. Version imprimable |
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