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La Francophonie s’installe pour trois jours à Bucarest
Le jeudi 21 septembre 2006
Bucarest, 21 sept/Rompres/ - Le président Traian Basescu accueillera pour trois jours plus de 60 chefs d’État et de gouvernement qui participeront à Bucarest, la semaine prochaine, le XIe Sommet de la Francophonie. Plus de 17 000 personnes ont participé à la préparation de cette réunion, l’événement le plus important jamais organisé en Roumanie, qui coûte neuf millions d’euros, auxquels s’ajoutent des financements externes de la part des gouvernements de la France, du Canada et de la Suisse. Parmi les participants figurent les présidents de la France, Jacques Chirac, de la Suisse, de la Bulgarie, de la République de Moldavie, du Madagascar, du Gabon, du Congo, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, le prince Albert II de Monaco, le Premier ministre du Canada, de l’État de Québec, ainsi que celui de la Belgique. L’année 2006 est l’Année de la Francophonie en Roumanie. À cette occasion, un grand nombre de manifestations à caractère francophone ont été organisées afin de sensibiliser le public roumain sur les valeurs et la diversité culturelle et cet organisme international. L’Année de la francophonie a débuté en septembre 2005, sous le patronage du président Traian Basescu, par un spectacle de gala de l’Orchestre national de la France, dans le cadre de la dernière édition du Festival international "George Enescu". Depuis le début de l’année, ont été organisées des conférences, des colloques scientifiques, des projections de films et des festivals de théâtre, avec des participants de l’espace francophone. Le sommet de Bucarest prendra fin par l’adoption d’une déclaration, dont une partie se réfèrera à la thématique de la réunion - les technologies de l’information dans l’éducation - et l’autre partie concernera la position des pays francophones à l’égard des crises actuelles et l’état de la démocratisation des États francophones. Les deux derniers sommets ont eu lieu à Beyrouth (2002) et Ouagadougou (2004) en Burkina Faso, la Roumanie ayant été représentée par le président Ion Iliescu. Le IXe sommet a eu lieu une année plus tard que prévu, en 2002, à cause des attentats terroristes du 11 septembre des USA, raison pour laquelle Ion Iliescu, dans son intervention, lançait l’idée de souligner dans le texte de la déclaration de la réunion la profonde préoccupation des leaders francophones pour la persistance de la violence, la recrudescence du terrorisme, de l’intolérance et de l’extrémisme. L’ancien chef de l’État soulignait le fait qu’il fallait soutenir sans réserves les efforts de la communauté internationale visant la prévention et la lutte contre le terrorisme. "Le moment est venu d’agir pour que la spirale des actes terroristes, des violences, des confrontations, prenne fin et pour ce faire nous devons éliminer les causes du phénomène", disait Ion Iliescu en 2002. La Roumanie, par la voix de son président, exprimait le souhait politique de jouer un rôle actif et constructif dans le processus de consolidation et de développement de la francophonie dans le monde, avec ses grands axes prioritaires : la démocratie, les droits de l’homme, le développement durable, le désarmement et la diversité culturelle. Deux années plus tard, en 2004, lors du Xe sommet, les leaders francophones discutaient du développement durable sur les quatre piliers : économique, social, environnemental et culturel. Ion Iliescu saluait la Déclaration d’Ouagadougou, qui réaffirmait les idéaux de l’ONU relatifs à la paix, la sécurité internationale et la lutte contre le terrorisme, auxquels se sont ajoutés tous les aspects du développement durable, y compris la lutte contre la pauvreté et l’élimination des décalages, dans la perspective des engagements pris dans le cadre des réunions de Johannesburg et de Monterrey. Toujours en 2004, les leaders francophones décidaient de l’organisation de leur suivante réunion à Bucarest, d’autant plus que la présence de notre pays dans la grande famille francophone dure depuis novembre 1991, lorsque la Roumanie a été invitée comme observateur au sommet de Chaillot. En octobre 1993, la Roumanie devenait membre de pleins droits de l’organisation et s’est engagée dans toutes les activités dans les domaines d’intérêt commun et a déposé sa candidature pour l’organisation d’un sommet à Bucarest. En vue de la réalisation de cet objectif, la Roumanie a développé des structures institutionnelles, telles le Conseil national consultatif pour la francophonie, le Bureau régional de l’Agence universitaire de la francophonie pour l’Europe centrale et de l’est (BECO) et a accueilli plusieurs manifestations francophones importantes. Depuis 1991, la Roumanie a été représentée aux sommets au plus haut niveau. Le président Ion Iliescu a été présent aux sommets de 1991 et 1993, 2002 et 2004 et le président Emil Constantinescu a été présent aux sommets de 1997 (Hanoï) et 1999 (Canada). Pour la Roumanie, le Sommet de la Francophonie est le plus important événement politique jamais organisé dans l’époque moderne, affirmait récemment le conseiller présidentiel Adriana Saftoiu, porte-parole de la présidence. "L’organisation de ce sommet à Bucarest est en premier lieu un honneur, ainsi qu’une reconnaissance. Le sommet se veut être une nouvelle impulsion à la spiritualité pour l’approche des problèmes politiques au niveau global par les pays francophones et est un événement nécessitant une préparation particulière, parce qu’il y a beaucoup de discussions au sein de la Francophonie sur la réforme de l’organisation", a dit Saftoiu. La réunion de Bucarest souhaite mettre mieux en valeur la dimension européenne de la Francophonie. À partir de 2007, l’Union européenne aura 27 membres dont 13, y compris la Roumanie, sont francophones. La Roumanie est le premier pays de l’Europe centrale et de l’est à organiser un tel sommet. Membre de l’Organisation internationale de la Francophonie, membre de l’OTAN et futur membre de l’UE, la Roumanie souhaite jouer un rôle important dans la région parmi les pays européens francophones. ROMPRES Page visitée 704 fois. Version imprimable |
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