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La Commission européenne recommande à la Roumanie de réviser sa stratégie budgétaire pour 2007-2019Le vendredi 1er février 2008![]() Bruxelles, 30 jan(Rompres) - Le programme de convergence de la Roumanie prévoit de grands déficits dans l’avenir, malgré une forte croissance économique, ce qui crée le risque d’un déficit excessif qui n’est pas en concordance avec une politique budgétaire prudente, a estimé ce mercredi le commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, présentant les conclusions de la Commission européenne après l’analyse du Programme de convergence élaboré par les autorités de Bucarest pour 2007-2010. À cette même occasion, M. Almunia a présenté les conclusions de l’exécutif communautaire visant le programme de convergence de la Slovaquie. Tant la Roumanie que la Slovaquie ont enregistré une puissante croissance économique. Le déficit en hausse de la Roumanie après l’adhésion à l’UE et la volatilité de celui-ci représente un problème sérieux. La Roumanie doit avoir des objectifs budgétaires plus ambitieux pour éviter de transgresser les règles du Pacte de stabilité et croissance et pour limiter l’avance du déficit extérieur et des pressions inflationnistes, qui constitue un risque pour la stabilité macroéconomique et financière, a relevé Joaquin Almunia. Selon la Commission européenne, la stratégie budgétaire présentée le 5 décembre dernier par les autorités de Bucarest dans le cadre du programme de convergence pour la période 2007-2010 n’est pas conforme à la politique fiscale prudente nécessaire pour limiter le déficit extérieur et les pressions inflationnistes. Le programme prévoit de grands déficits dans l’avenir, ce qui pourrait créer un risque de déficit excessif. Les progrès de la Roumanie en vue de réaliser l’objectif à terme moyen - un déficit inférieur à 1% jusqu’en 2011 - ne sont pas suffisants, étant concentrés dans la dernière année de la période de programmation, en dépit de perspectives de croissance soutenue. Compte tenu des risques pour les cibles budgétaires et l’ajustement nécessaire après la période de programmation, il est peu probable que l’objectif à terme moyen soit atteint jusqu’en 2011. La Commission européenne estime que, en absence d’une modification de stratégie par le gouvernement roumain, le déficit du budget atteindra cet an 3,2% et 3,9% en 2009 et que l’inflation moyenne se chiffrera en 2008 à 5,6-5,7%. Le Traité d’adhésion de la Roumanie à l’UE prévoit aussi l’adoption de la monnaie euro comme monnaie unique, mais, pour adopter l’euro, le pays devrait apaiser la croissance de l’inflation et diminuer le déficit budgétaire à moins de 3% du PIB. Selon la CE, la viabilité à long terme des finances publiques de la Roumanie n’a pas encore été évaluée parce que les calculs pour les prévisions visant les coûts relatifs au vieillissement de la population sont en cours. La dette publique a été de 12,4% en 2006, bien au-dessous de la valeur de référence de 60% du traité UE, mais celle-ci est en hausse. Compte tenu de l’évaluation de la CE et de la nécessité d’assurer une convergence durable, la Roumanie est invitée à accélérer de manière significative le rythme de l’ajustement en vue de réaliser l’objectif à moyen terme par l’établissement de cibles budgétaires bien plus ambitieuses pour 2008 et ultérieurement, pour diminuer le risque d’un déficit excessif, encourager la stabilité macroéconomique et réduire les déséquilibres extérieurs en hausse, ainsi que pour limiter les risques pour la viabilité à long terme des finances publiques. Selon la Commission, le gouvernement de Bucarest devrait contrôler la croissance significative prévue des dépenses publiques et analyser de nouveau la structure de celles-ci pour améliorer le potentiel de progrès économique, la planification et l’exécution des dépenses publiques dans un cadre plus strict à moyen terme. La CE recommande également à l’exécutif roumain d’adopter des politiques pour limiter les pressions inflationnistes, à l’appui de la discipline fiscale plus stricte recommandée, menant une politique adéquate quant aux salaires dans le domaine de l’administration publique et continuant les réformes structurelles. À la conférence de presse donnée après la présentation du document, le commissaire Almunia a estimé que, dans le cas de la Roumanie, la prédictibilité des prévisions budgétaires était trop petite pour que le pays ait une stratégie du budget prédictible. M. Almunia a ajouté avoir déjà discuté avec le ministre roumain de l’Économie et des Finances, Varujan Vosganian, lui sollicitant que les autorités de Bucarest adoptent certaines mesures. La réponse de l’officiel roumain a été positif. Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a déclaré mardi que le gouvernement roumain ne renoncera pas à la politique d’investissements dans les domaines impliqués dans le développement du pays et que le déficit du budget ne dépassera pas la limite établie dans le cadre de l’UE. "L’intérêt de mon pays est de nous développer dans cette période autant que possible pour rattraper les retards. À cet égard, il est évident que je tenterai d’utiliser au maximum le plafond de déficit budgétaire disponible, qui est de 3%. Des déficits plus petits ne sont pas encore acceptables, vu la nécessité impérieuse de développement de l’infrastructure", a relevé le Premier ministre Tariceanu. Page visitée 104 fois. Version imprimable |
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