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L’infrastructure de l’environnement, un marché de 30 milliards d’euros

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Bucarest, 22 fév /Rompres/ - Pour se conformer à l’acquis communautaire relatif aux problèmes de l’environnement, la Roumanie devra dépenser environ 29,3 milliards d’euros, d’ici à la fin 2018.

’’Les projets d’infrastructure du milieu ouvrent un grand marché du travail pour les sociétés de constructions, car, en général, ces projets seront déroulés par les administrations locales’’, déclare Lucia Ana Varga, sous-secrétaire d’Etat au Ministère de l’Environnement et de la Gestion de l’Eau (MMGA).

Selon Mme Varga, la plupart de cet argent, soit 19 milliards d’euros, sera alloué aux différents travaux d’infrastructure dans le domaine de la gestion de l’eau : canalisations et stations d’épuration, consolidation de digues et protection de la falaise du littoral de la Mer Noire. 15 milliards d’euros sont ainsi prévus, pour des alimentations en eau, des canalisations et des stations d’épuration. Pour faire respecter la directive européenne sur les substances nocives et se rendre conformes à la directive relative aux nitrates, deux autres milliards d’euros seront dépensés pour chacun de ces objectifs.

’’L’envergure des projets sera très grande. Par exemple, il faudra réhabiliter ou construire plus de 1 500 km de digues, alors que 500 millions d’euros environ seront dépensés uniquement pour le financement des travaux visant à stopper l’érosion côtière et à consolider la falaise du littoral roumain’’, déclare Lucia Ana Varga.

Le sous-secrétaire d’Etat relève que pour des travaux de défense contre les inondations, de collecte de torrents, ainsi que pour divers installations et équipements d’avertissement, environ 1,7 milliard d’euros seront dépensés pendant la période 2007-2009.

Une autre série de projets vise à assurer l’eau potable dans les localités à plus de 100 000 habitants. De même, selon Lucia Ana Varga, d’ici 2013, environ 213 sites urbains bénéficieront de réseaux étendus d’approvisionnement en eau potable.

Les fonds européens auront un poids de 34 pc sur les 30 milliards d’euros environ prévus pour l’infrastructure du milieu. La différence sera couverte depuis le budget d’Etat ou par des prêts externes. Les fonds attirés par l’Union européenne seront gérés par le MMGA, mais ils seront transmis aux administrations locales.

Le mécanisme a été déjà essayé dans le cadre de dix investissements dont le montant a été supérieur à 320 millions d’euros et qui ont visé des alimentations en eau potable, des extensions du réseau de canalisation, la construction de stations d’épuration ou de gestion des déchets.


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