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L’adhésion de la Roumanie à l’UE en 2007 : les prochains mois sont décisifs
Le jeudi 15 décembre 2005
STRASBOURG, 15 déc/Rompres/ - La réforme réelle du système juridique et administratif, l’élimination de la corruption, y compris de celle au sommet, l’amélioration des conditions de vie des enfants à la charge de l’État et des personnes à handicap sont les principaux problèmes que les autorités roumaines devront régler les prochains mois, ont mentionné le mercredi 14 décembre, à Strasbourg, les députés européens au débat du Rapport Moscovici sur le stade de préparation de la Roumanie pour l’adhésion à l’Union européenne. "Les prochains mois sont décisifs", a déclaré le commissaire européen à l’Élargissement, Olli Rehn, qui a participé au débat. "Je suis confiant, je ne m’attends pas à des difficultés majeures, mais il faudra nous concentrer sur l’assistance pratique, des réformes pratiques à tous les niveaux de l’administration et il faudra agir avec conviction", a affirmé le commissaire Rehn. "Il faudra nous assurer que l’objectif sera atteint - l’adhésion au 1er janvier 2007 - et que celui-ci sera réalisé sur la base des faits", a mentionné le commissaire européen, cité dans un communiqué de presse rendu public à Strasbourg. "L’adhésion de la Roumanie en 2007 est encore possible", a pour sa part affirmé Douglas Alexander, représentant de la présidence britannique de l’Union européenne. "La Roumanie reste dans la bonne voie des réformes ; bien que beaucoup de choses restent à faire, Bucarest a réalisé des progrès substentiels", a-t-il dit. Le rapporteur pour la Roumanie du Parlement européen, Pierre Moscovici, a rappelé lors du débat la question sensible du budget européen pour la période 2007-2013 qui, selon la proposition britannique de l’Union, prévoit la diminution du plafond financier et, par la suite, ce serait un problème pour l’élargissement. Douglas Alexander a déclaré à cet égard que la proposition de la présidence britannique respectait les dispositions des Traités d’adhésion et n’affectera aucunement l’intégration de la Roumanie et de la Bulgarie. La plupart des députés européens ont fait valoir leur soutien aux efforts fournis par la Roumanie en vue de l’adhésion et l’espoir que les observateurs roumains deviendront sous peu des membres à part entière au Parlement européen. Le président du Comité aux Affaires étrangères du Parlement européen, Elmar Brok, a réaffirmé le fait que les institutions européennes devaient continuer à exercer des pressions pour que la Roumanie remplisse jusqu’à la date butoir établie, le 1er janvier 2007, les exigences européennes prioritaires et a relevé que tout dépendait des autorités de Bucarest. Quant à la loi des minorités, les députés hongrois ont sollicité le maintien du terme de "autogouvernement" dans le texte final du rapport et non le remplacement de celui-ci par "autonomie culturelle". Les députés européens ont mentionné d’autres domaines problématiques que les autorités roumaines devaient aborder sérieusement : la pleine capacité d’assurer le contrôle aux frontières, l’amélioration de la situation en agriculture, des mesures accrues pour la sécurité alimentaire et la protection des consommateurs, la protection de l’environnement, l’élimination du trafic d’êtres humains, le bienêtre des enfants, surtout des enfants à la charge de l’État, l’amélioration de la situation des personnes à handicap. La liberté de la presse, les droits de la propriété intellectuelle, la restitution des propriétés ecclésiastiques ont été également mentionnés comme domaines où des choses restaient encore à faire. L’exécutif européen s’est engagé à suivre de près l’évolution des réformes, en vue de l’adhésion à la date établie. Si la Roumanie prouve ne pas pouvoir remplir pleinement les critères d’adhésion, la Commission européenne pourra recommander au Conseil le report de l’adhésion jusqu’en 2008. Page visitée 168 fois. Version imprimable |
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