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J’ai la certitude que nous avons un Gouvernement stable, qui a toutes les conditions nécessaires pour remplir sa mission, déclare le président de la Roumanie, Traian Basescu

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Bucarest, 27 fév/Rompres/ - "Je crois que le Gouvernement est stable. C’est une atmosphère générée par les déclarations de certains politiciens, mais j’ai la certitude que nous avons un Gouvernement stable qui a toutes les conditions nécessaires pour remplir sa mission", déclare le président de la Roumanie, Traian Basescu, dans une ample interview accordée au journal Cotidianul. Le président roumain a la conviction que ce gouvernement fonctionnera jusqu’à l’entrée dans l’Union européenne. "C’est une conviction. Et j’y tiendrai beaucoup", insiste Traian Basescu.

Le chef de l’État roumain souligne dans l’interview qu’il a une relation institutionnelle correcte avec le Premier ministre de Roumanie. "Une relation qui nous permet de discuter aussi des problèmes réels qui existent à présent, mais aussi des actions à entreprendre", déclare le président. Il souligne aussi qu’il s’est proposé de resserrer les relations avec le Parlement parce qu’il a constaté, à la suite des consultations avec les parti, la semaine dernière, que "l’on peut très bien travailler avec les partis".

Le président Basescu souligne aussi qu’il s’est engagé à veiller au fonctionnement des institutions de l’État. "Du point de vue constitutionnel, j’ai l’obligation de garantir le bon fonctionnement des instituions de l’État et non pas des partis. De ce point de vue, personne ne peut espérer que, depuis demain, Traian Basescu ne parlera plus de la justice, qu’il s’agisse de procureurs et de juges, du gouvernement, de bien d’autres institutions de l’État, de la façon dont ont été respectés les engagements (...) Je ne suis pas un président qui accepte l’idée de devenir une annexe d’un parti, d’un gouvernement ou d’une institution. J’exprimerai publiquement et n’importe quand mes points de vue sur les institutions (...), affirme le chef de l’État roumain.

Au sujet des "racolages" que pratique à présent le Parti démocrate (parti dont le président a été Traian Basescu et qui admet, au début de l’interview, qu’il "ne lui est pas indifférent"), Basescu considère qu’ils ne sont pas "en principe" une bonne chose. Dans le même temps, il faudrait voir si le PD ne mène pas une politique visant à sauver la minorité du Parlement.

Le maintien à la tête des Services secrets - le SIE et le SRI - de leurs actuels chefs est un autre thème abordé dans l’interview. Selon le président Basescu, le maintien à la tête des services de chefs ayant été désignés sous le gouvernement du Parti social démocrate (PSD - 2002-2004) "se constitue en une onde de garantie qu’aucun des chefs des services, implicitement aucun des services, n’est utilisé contre les partis de l’opposition".

Le président Basescu déclare n’avoir aucune confirmation du fait que les deux chefs de services de renseignements aurait à présent des relations qui les rendent incompatibles avec leurs fonctions. "Pour moi, une garantie du fait que les choses vont bien est représenté par les appréciations de l’Otan ou de l’UE sur l’activité de ces services dans les théâtres d’opérations, ce sont des services qui se sont adaptés, se sont intégrés aux nouvelles structures de sécurité dont la Roumanie fait partie", a soulignée Traian Basescu.

Lors du bilan de la semaine passée au Parquet général, le président Basescu a repris les critiques à l’adresse de certains magistrats et juges. Au sujet de l’activité des procureurs, le président Basescu a déclaré : "Je connais les évaluations qui ont déjà été faites au Parquet général (...) Ces évaluations sont bonnes et elles ne sont pas faites par des Roumains, par des journalistes ou par des analystes politiques, ce sont des évaluations faites par des procureurs européens", a encore souligné Traian Basescu dans l’interview publiée par le journal Cotidianul. ROMPRES


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