|
||||||
|
Vous êtes dans Accueil
→ Actualités
→ Archives actualités
→ Archives actualités Février 2008
Interview du gouverneur de la BNR au journal CotidianulLe mercredi 20 février 2008![]() Bucarest, 19 fév /Rompres/ - Le gouverneur de la Banque Nationale de Roumanie (BNR), Mugur Isarescu, explique dans une interview au journal bucarestois Cotidianul la raison pour laquelle la Roumanie a besoin, maintenant plus que jamais, d’un mélange de politiques économiques dans les conditions où la politique monétaire est surchargée. La BNR a constamment exprimé ces derniers temps ses craintes liées à la hausse de la consommation à un niveau dépassant les possibilités de la production interne de biens et de services et elle a essayé, récemment, de freiner cette hausse en renchérissant les crédits. En soutenant la consolidation de la politique monétaire, la BNR a également souligné la nécessité de consolider la politique de revenu par une corrélation entre la hausse salariale et la hausse de la productivité. "Une politique de revenu relâchée ne pourra être contrebalancée que partiellement par le renforcement de la politique monétaire. Si la restriction du crédit se réalise à travers des mesures de politique monétaire - telle l’augmentation du taux d’intérêt - et non pas administratives, soit des plafonds de crédits, elle peut avoir aussi des effets perverses", dit M. Isarescu. "Vu la libéralisation du compte des capitaux et du marché unique, il est évident que nous n’avons pas beaucoup d’options avec la seule politique monétaire. Le mélange, l’ensemble des politiques, voilà la solution. C’est la raison pour laquelle nous insistons que le mélange de politiques économiques - la politique monétaire, la politique fiscale-budgétaire, la politique de revenu et la politique de restructuration - soit adéquat à la situation actuelle de Roumanie, qui se caractérise par une hausse de la demande, c’est-à-dire une hausse de la consommation, investissements y compris, au- dessus des possibilités de la production interne de biens et de services. La politique monétaire a certainement des limites, en outre, elle pourrait avoir des effets secondaires, qui pourraient être nocifs", dit le gouverneur de la BNR. La cible d’inflation est un autre sujet abordé par Mugur Isarescu dans son interview à Cotidianul. "Le fait que l’exercice trimestriel en matière de prévisions conduit à la conclusion que nous ne nous inscrirons pas dans l’intervalle de variation associé à la cible ne signifie pas que nous nous sommes résignés et avons accepté que la cible sera manquée. Au contraire, la BNR s’efforce de respecter cette cible, en sollicitant aussi le soutien des autres politiques", poursuit Mugur Isarescu. Le gouverneur de la BNR se réfère à nouveau aux aspirations sociales "qui dépassent les possibilités de l’économie de les couvrir". "Les prérogatives légales dans lesquelles la BNR fonctionne nous obligent à attirer chaque fois l’attention sur la base économique et financière des aspirations", dit M. Isarescu. L’entrée dans l’Union européenne ouvre, naturellement, un large horizon des aspirations, mais avertit-il, la seule entrée dans l’UE n’offre pas le statut de vivre, sans délai, mieux, mais "la possibilité de mieux vivre en augmentant la productivité et en diminuant les dépenses". "De plus, nous ne devons pas oublier que le niveau de vie dans toutes les catégories sociales dépend aussi de la politique sociale d’un pays ou d’un autre. Si le discours public glisse seulement vers la mention des besoins sociaux et que cela se fait en négligeant les bases économiques à même de couvrir la hausse réelle du niveau de vie, la banque centrale doit tirer la sonnette d’alarme, car pareil dérapage ne fait qu’alimenter les pressions inflationnistes", soutient aussi Mugur Isarescu dans l’interview citée. Page visitée 102 fois. Version imprimable |
||||||
|
|
||||||