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Interview de l’ambassadeur de France à Bucarest, M. Henri Paul

Le  lundi 4 février 2008
 

Bucarest, 2 fév /Rompres/ - La déclaration politique qui sera signée le lundi 4 février à Bucarest, lors de la visite du président français Nicolas Sarkozy, ouvrira une nouvelle étape des relations franco-roumaines, car elle leur conférera un cadre précis, celui d’un partenariat stratégique entre les deux pays à l’intérieur de l’Union européenne (UE), déclare l’ambassadeur de France à Bucarest, M. Henri Paul, dans une interview à l’agence Rompres.

Nous travaillons avec le gouvernement roumain à l’élaboration d’une feuille de route, comprenant des actions concrètes dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, du développement durable, de la coopération dans les domaines de la recherche et de l’éducation, qui ouvrent des voies vers l’avenir, dit l’ambassadeur de France en Roumanie.

Selon M. Henri Paul, outre la signature du Partenariat stratégique, au menu de la visite du président Sarkozy en Roumanie figurent aussi des discussions portant sur les priorités de la présidence française de l’Union européenne, à partir du second semestre de 2008 et sur une meilleure compréhension des attentes de la Roumanie face à ce mandat.

Parmi ces sujets, la sécurité énergétique et la nécessité d’une perspective commune, européenne, sur l’énergie font partie des priorités françaises. Quant à la mer Noire, l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie a créé un nouvel espace de voisinage pour l’UE, aussi est-il normal que les 27 fassent des efforts afin de développer dans cette zone l’influence stabilisatrice de l’UE et pour y promouvoir ses valeurs, dit Henri Paul.

Par ailleurs, l’ambassadeur de France relève que la Roumanie est un marché très intéressant et les entreprises françaises s’y développent très bien et ont de nombreux projets.

Nous pouvons regretter que dans certains domaines, comme par exemple les infrastructures ou le matériel roulant, la présence de nos entreprises soit encore réduite, bien qu’elle soit nécessaire, poursuit le diplomate français. Il qualifie de bon le climat d’affaires en Roumanie et se dit confiant que les autorités publiques feront les corrections nécessaires.

Selon l’ambassadeur Henri Paul, l’agenda des discussions de lundi inscrira aussi la question du Kosovo. Il a ajouté que les positions de la Roumanie (qui a déclaré ne pas soutenir l’indépendance de cette province, ndlr) et de la France à cet égard étaient moins différentes qu’il ne semblerait.

La Roumanie et la France souhaitent une perspective européenne sur ce dossier et elles feront tout ce qui sera dans leurs pouvoirs afin d’éviter des répercussions menaçant la stabilité dans cette zone. Cependant, cette fois encore, la réponse doit être, avant tout, l’une européenne. Tout comme le président (roumain) Basescu l’a dit à Belgrade, le peuple serbe doit comprendre que son avenir est au sein de l’UE, à condition qu’il fasse le choix nécessaire, a encore mentionné l’ambassadeur de France à Bucarest.


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