Investir en Roumanie Investir en Roumanie  
 
Vous êtes dans Accueil Actualités Archives actualités Archives actualités Octobre 2007

Interview avec l’ambassadeur de France, Henri Paul, sur les investissements français en Roumanie

Voir l'offre de Strategest Europe Consulting Le  mercredi 17 octobre 2007
 

Article offert par Strategest Europe Consulting

Bucarest, 17 oct (Rompres) - Les investissements des compagnies françaises en Roumanie se sont chiffrés à 4 milliards d’euros (troisième place du classement des investissements étrangers), affirme le nouvel ambassadeur de France à Bucarest, Henri Paul, dans une interview publiée par le journal bucarestois Ziarul Financiar.

Plus de 4 000 compagnies françaises ont investi jusqu’à présent en Roumanie, l’intérêt s’étant accru à la suite de l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne.

Orange - plus d’un milliard d’euros, Renault - autour de 700 millions d’euros, Société Générale (qui détient la Banque roumaine de développement - BRD), plus de 800 millions d’euros, Michelin, Lafarge, Carrefour, Alcatel ou Auchan sont parmi les principaux investisseurs français en Roumanie. Selon M. Paul, la présence des grandes compagnies suscite l’intérêt des petites et moyennes entreprises françaises pour la Roumanie.

Les grandes sociétés françaises sont vite arrivées en Roumanie ; pourtant, relève M. Paul, les exportations de la Roumanie vers la France ont également augmenté. Les équipements réalisés en Roumanie, souligne l’ambassadeur, sont utilisés pour la construction des voitures dans toute l’Europe. Il y aura de nouveaux projets, affirme-t-il, donnant comme exemple le projet Nabucco, qui devrait transporter en Europe, transitant par la Roumanie, le gaz provenant du Caucase.

Relevant qu’il n’est en poste à Bucarest que depuis août dernier, l’ambassadeur affirme avoir constaté en Roumanie une forte croissance économique, enregistrée ces dernières années, des investissements substantiels, ainsi que certains déséquilibres, dans des domaines tels l’aménagement du territoire, les transports, l’éducation. D’après lui, l’avenir du pays dépend d’une croissance équilibrée des différents secteurs, des différentes régions.

Cette voie, est-il d’avis, représente le moteur de la croissance de la Roumanie - grâce non seulement à des investissements étrangers, mais aussi à une croissance interne, à une politique apte à permettre un développement équilibré. La Roumanie va dans la bonne direction, déclare l’ambassadeur.

M. Paul est également d’avis que le secteur financier-bancaire ne semble pas suffisamment exploité par les grandes compagnies françaises. Remarquant que le système financier roumain est déjà fort, l’ambassadeur affirme que des investissements peuvent être faits dans le secteur des assurances.

La Roumanie et la France ont une relation privilégiée, a continué M. Paul, selon lequel la France peut beaucoup aider la Roumanie. Des partenariats puissants pourraient être crées dans les domaines de l’agriculture, l’environnement, l’énergie renouvelable et la décentralisation administrative.

La France peut aider la Roumanie en ce qui concerne l’absorption des fonds européens - 30 milliards d’euros à absorber de 2007 à 2013. La Roumanie est un candidat à l’absorption des fonds structurels importants, domaine où la France a de l’expérience et des moyens et peut offrir son aide. De même, le problème du réchauffement global, aussi important pour les deux pays, pourrait représenter le sujet d’un partenariat.

La Roumanie, poursuivit M. Paul, sera également pour la France un partenaire à l’intérieur de l’UE, les deux États pouvant très bien collaborer dans le Conseil de l’UE et les Conseils européens, en vertu également de la tradition de leurs relations mutuelles.

L’ambassadeur a rappelé que le président Nicolas Sarkozy ne croyait pas à l’existence de deux Europes, ancienne et nouvelle, ou à l’existence de grands et petits pays. Les partenariats avec les nouveaux membres de l’UE sont très importants pour le chef de l’État français, qui a entamé, dans ce but, une série de visites dans les pays de l’Europe de l’Est. M. Sarkozy est attendu à Bucarest en avril 2008, lors du sommet de l’OTAN. M. Paul s’est déclaré convaincu de la nécessité d’un gros effort de pédagogie, de rapprochement avec les pays de l’Europe de l’Est, qui sont souvent peu connus, y compris en France. Le président Sarkozy, conclut M. Paul, viendra à Bucarest afin de nouer des relations personnelles, importantes pour tout partenariat.


Page visitée 233 fois. Version imprimable

Dans la même rubrique Les dimensions de la région de la mer Noire sont de nature politique, de sécurité et économique,
mardi 23 octobre 2007

Skoda et Peugeot ont perdu des positions dans le classement des ventes, sur le marché roumain
vendredi 26 octobre 2007

Le Premier ministre Tariceanu : Le budget de l’année 2008 est destiné au développement de la Roumanie
mercredi 10 octobre 2007