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François Fourmont se dit contre les importations de voitures polluantes

Le  jeudi 20 décembre 2007
 

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Bucarest, 19 déc /Rompres/ - L’élimination de la taxe de première immatriculation pourrait provoquer des pertes immenses pour l’Usine d’automobiles Dacia, affirme François Fourmont, directeur général de la compagnie française de Pitesti (120 km au nord-ouest de Bucarest).

Selon François Fourmont, l’imposition de la taxe est nécessaire aux fins d’entraver "l’invasion de voitures d’occasion sur le marché roumain". L’élimination des barrières à l’importation de voitures polluantes déterminera la suppression de dizaines de milliers d’emplois, aussi bien sur la plate-forme Dacia que dans les fabriques des fournisseurs de composants, selon l’officiel français qui recommande le remplacement de l’actuelle taxe par l’éco-taxe, qui est plus réduite.

Le directeur de la compagnie a précisé que l’usine de Pitesti se propose d’avoir en 2008 une production de 320 000 - 350 000 véhicules, dont 120 000 pour le marché local. La suppression ou la transformation de cette taxe en un instrument inopérant aurait comme résultat la réduction à moitié des ventes en Roumanie, situation qui conduira implicitement à des licenciements massifs. Fourmont souligne que les exportations de la compagnie en 2007 s’élèveront à 1,8 milliard d’euros.

Par ailleurs, Fourmont affirme que la taxe de première immatriculation ne peut pas être appliquée aux voitures qui circulent déjà en Roumanie, comme le sollicitent les officiels de l’UE, dans les conditions où il y a un principe de non rétroactivité des lois.

Les représentants d’Automobile Dacia affirment que la Roumanie a à présent le parc automobile plus vieux en Europe. "L’exécutif a réussi, par le biais de cette taxe, à bloquer les importations de voitures vieilles", selon les officiels de Dacia.

À la fin du mois dernier, la Commission européenne a décidé d’ouvrir la deuxième étape de la procédure d’infraction contre la Roumanie, considérant que les réponses de Bucarest en ce qui concerne la taxe de première immatriculation ont été insatisfaisantes. La Commission a accordé un délai de deux mois pour le règlement de ce problème. Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a déjà annoncé que le gouvernement modifierait la taxe, dans le sens de la réduire proportionnellement à l’âge du véhicule.


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