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"Economistul" : La signature du Traité met un terme au pessimisme sur l’avenir de l’UE

Le  dimanche 16 décembre 2007
 

Article offert par Strategest Europe Consulting

Bucarest, 14 déc /Rompres/ - Le président Traian Basescu et le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu ont participé jeudi, à Lisbonne, à la signature par les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’Union européenne (UE) du Traité réformateur de l’UE, approuvé lors du sommet qui s’est tenu fin octobre, également à Lisbonne, relève dans son éditorial le quotidien Economistul.

L’événement qui a eu lieu alors, parachevé et scellé à présent par les signatures des leaders européens, met un terme au pessimisme sur l’avenir de la construction européenne, apparu à la suite de la non-ratification par la France et les Pays-Bas par référendum du Traité constitutionnel de l’UE, relève l’éditorialiste. Le nouveau Traité réformateur de l’UE introduit, par rapport au Traité constitutionnel qu’il remplace, des modifications importantes, censées satisfaire toutes les parties et assurer l’adaptation rapide et sans heurts des structures de l’UE aux nouvelles situations dans lesquelles l’Union se trouvera à l’avenir.

Le président Traian Basescu et le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu se trouvent aujourd’hui à Bruxelles, où ils participent aux travaux du sommet d’hiver du Conseil européen, qui marquera la fin de l’actuel mandat de la présidence portugaise de l’UE, rappelle, également, l’éditorialiste. Le problème principal à l’ordre du jour externe du sommet est la province du Kosovo, la situation actuelle et surtout l’avenir de cette province. "Malheureusement - est-il dit dans l’article -, le président est parti dans ce voyage, aux côtés du Premier ministre Tariceanu, sans que l’opinion publique soit informée sur la position claire qu’ils vont adopter sur ce problème extrêmement sensible, voire grave et dont la solution, une solution qu’il faut trouver le plus vite possible, influencera les évolutions futures dans la zone, voire dans toute l’Europe. Les Roumains ne sont pas indifférents à la manière dont sera décidé l’avenir de cette province depuis des siècles serbe, puisque, accepter la proclamation de l’indépendance du Kosovo, comme le demandent les forces albanaises majoritaires de la province, créera un précédent extrêmement dangereux non seulement pour la Serbie et les pays voisins, mais pour toute l’Europe, dans laquelle il y a de nombreuses situations de communautés de minorités nationales, formées au fil de l’histoire, qui pourraient invoquer le cas de la province du Kosovo et demander leur indépendance par rapport aux États où elles vivent".

Dans les milieux informés, on parle de la prise d’une décision sur l’indépendance du Kosovo jusqu’à la prochaine réunion de l’OTAN, qui se tiendra au printemps 2008 à Bucarest. "Une variante difficile à accomplir - estime l’éditorialiste - dès lors que pour une indépendance surveillée au niveau international se prononcent, selon les affirmations qui ont été faites à ce jour, Washington et Bruxelles, cependant que la Serbie et la Russie s’y opposent fermement. Étant donné que la Russie est membre permanente du Conseil de Sécurité de l’ONU, l’organisme appelé à approuver le futur statut de la province, les chances de la proclamation de l’indépendance du Kosovo sont très petites, au cours de la période prochaine. L’indépendance non seulement créerait un précédent dangereux pour les pays voisins, y compris pour la Roumanie, mais pourrait mettre de nouveau le feu à toute la zone des Balkans de l’Ouest".


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