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Daniel Morar : Je ne fabriquerais pour rien au monde de dossiers sur commande politique
Le jeudi 27 septembre 2007
![]() Bucarest, 27 sept(Rompres) - Les attaques du dernier temps à l’adresse de la Direction nationale Anticorruption (DNA) envisagent de rendre moins crédible cette institution, ainsi que le contrôle des dossiers de grande corruption qu’elle dresse, déclare le procureur en chef de la DNA, Daniel Morar, dans une interview parue ce lundi dans Romania libera. Daniel Morar infirme la rumeur que la DNA aurait des dossiers visant Eugen Nicolaescu, ministre de la Santé publique, Mihai Voicu, ministre à la Relation avec le Parlement, et Varujan Vosganian, ministre de l’Économie et des Finances. Ces noms ont été mentionnés par le ministre de la Justice, Tudor Chiuariu, dans une soi-disant campagne de "dossiers pour les ministres du PNL" (Parti national libéral, au pouvoir - ndlr). "M. le ministre Tudor Chiuariu s’est probablement imaginé pouvoir contrôler l’activité des procureurs et les dossiers. Il ne lui est pas permis de savoir le contenu des dossiers et il ne peut pas y intervenir ; c’est qu’il devrait réaliser !", affirme M. Morar, ajoutant dans ce contexte que 11 dignitaires avaient été traduits en Justice dans une année et demie. "Aucun dossier n’a été restitué ; par la suite, l’instance a considéré que les investigations étaient correctes du point de vue des procédures", relève le procureur en chef de la DNA. Se référant à la question de l’interception des téléphones, Daniel Morar informe que toutes les actions avaient les mandats des juges. "On constate une véritable paranoïa vis-à-vis des interceptions. Tous croient être écoutés. Ce n’est point vrai ! Très peu de mandats existent. Nous les avons communiqués au ministre de la Justice, qui les a rendus publics dans la presse, nous en avons communiqué aux ONG, qui nous ont sollicité le nombre de mandats pour les dossiers déjà réglés", ajoute Daniel Morar. Le procureur en chef de la DNA relève aussi que, dans le cas des quatre anciens ministres pour lesquels la DNA a sollicité l’avis d’investigation pénale, les dossiers ne sont pas nouveaux aussi longtemps qu’ils portent sur des actes supposés avoir été commis pendant l’exercice des mandats. "Je ne ferais pour rien au monde de dossiers sur commande politique", affirme Daniel Morar. Il considère que les procureurs dans sa subordination sont des personnes honnêtes qui n’ont pas de parti pris politiques. "S’il faut assumer notre responsabilité, ni le président Basescu, ni le Premier ministre, ni autre dignitaire ne nous défendra", déclare le procureur en chef de la DNA. Page visitée 26 fois. Version imprimable |
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