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Basescu : La Stratégie de développement durable de la Roumanie - la nouvelle attitude envers le citoyen

Le  mercredi 23 janvier 2008
 

Bucarest, 22 jan /Rompres/ - La Stratégie de développement durable de la Roumanie doit refléter une nouvelle attitude envers le citoyen, a déclaré mardi le président Traian Basescu dans le discours prononcé lors du lancement du projet "La révision de la Stratégie nationale de développement durable".

Le chef d’État a exprimé sa satisfaction à l’égard du fait que la révision, l’application et le suivi de la Stratégie de développement durable de la Roumanie sont devenus une responsabilité explicite du gouvernement, dans les conditions où la Roumanie a acquis une nouvelle qualité institutionnelle : celle d’État membre de l’Union européenne, avec tous les droits et les obligations incombant à cette qualité.

Le contenu de la stratégie ne doit pas être une collection de belles "illusions" offertes au citoyen, a ajouté Traian Basescu. La stratégie doit être caractérisée par le réalisme et les citoyens doivent être les participants les plus actifs à l’édification de leur avenir.

"Je félicite le projet commun Roumanie-PNUD pour le fait d’avoir prévu des consultations avec des experts et des organisations de la société civile, notamment pour le fait d’avoir étendu cette consultation au niveau des huit régions de développement. Ainsi, la révision de la stratégie s’inscrit dans la tendance des bonnes pratiques de l’Union européenne", a relevé le président.

Selon le président, "nous devons avoir un système propre de planification et de programmation, à court, moyen et long terme, qui intègre d’une façon cohérente les signaux externes". La Stratégie de développement durable nous offre la chance de devenir proactifs et cohérents. Une autre réforme importante censée améliorer la gouvernance concerne la mise au point du fonctionnement du système intégré de marchés et la délimitation claire du rôle de l’État dans l’économie. Nous avons besoin de la concurrence, a dit le président.

Certains marchés continuent d’enregistrer des distorsions. Nous ne pourrons pas gérer d’une façon efficiente les ressources naturelles et l’environnement si nous n’avons pas de marchés fonctionnels. Le développement durable suppose une pensée globale et une action locale - un bon message qui est devenu très connu dans le monde. Cependant, il sera difficile pour la Roumanie de s’aligner à cette tendance si la décentralisation n’est pas accélérée. Dans ce contexte, une réorganisation administrative-territoriale est également nécessaire. Ce n’est qu’ainsi que nous oeuvrerons à un rapprochement du citoyen de la décision liée au développement.

Au moment de notre adhésion à l’UE, nous avions de grands décalages par rapport à la moyenne de l’Union, en ce qui concerne le PIB/habitant, l’intensité énergétique, la productivité du travail, la compétitivité. Les disparités régionales sont grandes et les régions de la Roumanie sont à la traîne de l’UE.

Bien qu’axée sur la hausse de la qualité de la vie intra et inter-générations, la Stratégie de développement durable doit offrir aussi un cadre pour la mise en oeuvre de la Stratégie Lisbonne, dont les objectifs sont la croissance économique et la création d’emplois. Les deux stratégies doivent être abordées comme deux stratégies complémentaires.

  Le président rappelle que la Roumanie est le pays membre de l’UE avec le poids le plus élevé de l’agriculture dans la structure de la population occupée par secteurs d’activité (environ 30%). Selon les estimations, à l’horizon 2020 nous pourrons réduire ce poids de moitié, à savoir 15% de la population ; nous devons réaliser cette réduction dans le contexte d’un taux d’occupation estimé à 70% de la population du milieu rural.

Le chef de l’État affirme que le gouvernement doit faire preuve de cohérence afin d’assurer :

- le développement de l’agriculture, dont les objectifs principaux sont l’augmentation des rendements agricoles et de la productivité du travail ;

- le développement rural, dans le contexte du développement local et régional, de la planification spatiale et du développement polycentrique ;

- l’infrastructure moderne de transport ;

- la gestion de l’environnement, des ressources naturelles, de la biodiversité et des changements climatiques ;

- des investissements dans les technologies non polluantes, notamment les investissements greenfield ;

- la création de nouvelles entreprises, surtout des PME, et d’emplois (notamment dans le milieu rural) ;

- une politique technologique et l’innovation (basées sur un effort suivi de la recherche- développement), visant à obtenir, au niveau de l’entreprise, la réduction des consommations énergétiques et des ressources matérielles ; il faut également assurer des ressources renouvelables d’énergie ;

- la flexibilité et la sécurité sur le marché du travail.

Le chef de l’État a conclu que la Roumanie doit se préparer déjà afin de faire face à de nouvelles pressions, se référant en principal à la durabilité du système de pensions publiques et à l’augmentation du taux de dépendance économique ; au taux d’occupation des personnes âgées de plus de 50 ans (dont les connaissances risquent de se périmer le plus vite), ainsi que l’occupation des personnes du troisième âge (qui souhaitent travailler encore) ; à la durabilité du système public de santé ; à la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle, de sorte que les soins accordés aux enfants ne se réalisent pas par la réduction du temps de travail ; à la migration internationale dans le contexte de la libre circulation des travailleurs.


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