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Adrian Vasilescu - La dévaluation du leu n’est pas une raison d’inquiétude

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Bucarest, 18 sept /Rompres/ - Le conseiller du gouverneur de la Banque Nationale de Roumanie /BNR/, Adrian Vasilescu, apprécie que les actuelles évolutions du taux de change de la monnaie nationale (leu) ne doivent pas représenter une raison d’inquiétude, ces évolutions étant normales, dans le contexte des évolutions monétaires régionales. Adrian Vasilescu désapprouve les spéculations sur l’évolution du cours leu-euro, qualifiées par lui de ’’privées de sens’’.

’’S’agissant du marché des devises, où les mouvements imprévisibles ont un rôle très important, toute prédiction, appartenant même aux personnes les plus savantes, qui affirment savoir quel sera le taux de change le 20 novembre, le 25 décembre, ou bien l’année prochaine est privée de sens’’, a déclaré, pour ROMPRES, le conseiller du gouverneur de la BNR.

’’Quiconque dit savoir vers où se dirige le taux de change ne fait que se vanter’’, a souligné M. Vasilescu.

Le conseiller a évoqué un graphique de l’évolution des monnaies en Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie et Roumanie.

J’y vois le point de départ de chaque monnaie et où ces monnaies en sont à l’heure actuelle. Les appréciations du leu ont été plus fortes, par rapport aux autres monnaies. Dans la relation leu-euro, le leu a eu, par rapport aux autres monnaies évoquées, la plus forte et longue appréciation cette année. Il était normal qu’une correction intervienne, à ce moment où toutes les monnaies connaissent une dévaluation. Le zloty et la couronne tchèque et slovaque, ainsi que la monnaie hongroise. La dévaluation du leu a été plus forte, parce que son appréciation a été plus forte, a-t-il relevé.

Le fait que le marché roumain est plus actif ne doit pas constituer une raison d’inquiétude, concernant les transactions et l’évolution du taux de change.

’’Nous devons tenir compte, également, de la déclaration du gouverneur, qui a affirmé clairement, au moment où l’appréciation du leu était plus grande que celle des autres devises de la région, que cela n’était pas confortable pour la Banque Nationale et pour l’économie, en général. Il n’y a pas de raisons réelles qui fassent peur, concernant la dévaluation du leu. La dévaluation du leu est liée à l’effet des dévaluations de toute la zone, car il y a eu aussi des retraits dans toute la zone, au cours de cette période. Je crois que les choses vont se calmer maintenant, le marché va se calmer, mais je ne sais pas où ira le leu’’, a relevé Adrian Vasilescu.

Il est important d’attendre et de voir ce que vont décider la FEd (Federal Reserve) et la Banque centrale européenne au sujet des taux d’intérêt et puis nous pourrons avoir une image sur l’évolution de la monnaie’’, a souligné Adrian Vasilescu.


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